Billet d’humeur : la Toussaint des hébergeurs, qu’ils (se) reposent en paix !

billet humeur julie lescogiteursDire tout haut, ce que je pense tout bas, c’est mon billet d’humeur ! La parole circule librement, je vous invite donc à en parler, après lecture, si vous le désirez, en commentaire de cet article et en participant au sondage que je vous propose en bas de page.


Edition du 02 novembre :

Edition du 08 novembre :

  • Notre pétition a atteint 1000 signatures (il y a donc des survivants… héhé! )

Billet d’humeur du 01 novembre :

Nous sommes le 1er novembre et c’est donc avec une pointe de sarcasme que j’évoque la Toussaint afin de célébrer ensemble les propriétaires d’hébergements touristiques qui (se) reposent en paix…(qui aime bien châtie bien!)

Alors les hébergeurs sont-ils morts
ou (se) reposent-ils en paix ?

Oui je me le demande et à juste titre ! Sur plusieurs dizaines de milliers d’hébergeurs sollicités, 955, oui même pas 1000… ont répondu présents suite au lancement d’une pétition. Par cette pétition il s’agissait de dire non à un article du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2017, lequel article prévoit de soumettre au paiement de cotisations sociales auprès du RSI les loueurs de meublés non professionnels qui réalisent des loyers dont le montant annuel excède le seuil de 23 000 € (voir notre première publication et sa centaine de commentaires)

Ce projet de loi a depuis été approuvé et je déplore les grands absents : les hébergeurs !
Que vous soyez concernés ou pas par cette mesure, elle se décide sans nous : c’est cela qu’il faut retenir !

Pensez-vous qu’une mesure soit ainsi adoptée à l’égard des hôteliers sans qu’ils en soient informés, sans qu’une discussion s’installe ?

Il s’agissait de vous positionner avant toute chose, de signifier aux instances décideuses que nous sommes là !  Ohé Ohé !  Et que même si nous n’avons pas de représentant aussi puissant que l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie), nous sommes prêts à nous unir pour faire entendre notre voix lorsque cela est nécessaire ! Parce que cette décision est une première mesure et qu’il y en aura d’autres, parce qu’elle est prise avec une grande méconnaissance du terrain et sans aucune consultation. J’ai interpellé les labels et les différents acteurs privés du tourisme mais ma proposition n’a intéressée que très peu de ces acteurs qui pour la plupart ne m’ont même pas répondu (ou avec quelque formule de politesse me remerciant gentiment “merci d’être venue on vous rappellera”).

C’est ainsi que l’on se rend compte de deux choses :

  • personne ne connait notre activité en dehors de ceux qui l’ont déjà exercée et c’est ainsi que cet article de loi a été voté pour le motif que je cite “Le développement de l’économie numérique a permis l’émergence de nombreuses plateformes collaboratives aux modèles économiques multiples dont la caractéristique commune est de faciliter une relation de pair à pair en vue de la mise à disposition ou l’échange de biens ou de services.” – Mais les gîtes, les meublés de tourisme et les chambres d’hôtes existent depuis bien avant Airbnb ! Il serait temps de se réveiller !  
  • les propriétaires d’hébergements touristiques ne cherchent aucune représentativité, ils jouent solo et vont bientôt se faire manger : par les dites plateformes et par les mesures qui sont prises sous la pression d’un lobbying hôtelier qui veut que l’on nous impose la même réglementation, la même fiscalité…

Je voudrais dire à celles et ceux qui me parlent de “concurrence déloyale” que comme l’ont démontré de nombreux économistes : l’économie n’est pas un gâteau dont on partage les parts. L’économie s’alimente et se nourrit elle-même, elle n’est pas finie, ni limitée.

Donc STOP aux préjugés (les hébergeurs font tous du black) et aux faux discours visant à vous “FAIRE PEUR” (bouh !). Par la peur on vous fait croire n’importe quoi !

  • plus il y aura de professionnels du tourisme (en première ligne des structures pour héberger les touristes) et plus le tourisme sera dynamique en France,
  • plus le tourisme sera dynamique et plus il sera attractif : avec l’argent récolté via le tourisme pensez à tout ce qui pourra être créé, à tous les projets qui pourraient voir le jour et qui attireront encore davantage de touristes,
  • plus la France sera attractive et plus il y aura de touristes et plus la France créera de l’emploi dans le tourisme. La boucle est bouclée, c’est un cercle vertueux !

Le tourisme ne se délocalise pas ! C’est une sacré bonne nouvelle !
Il s’agit d’être bon, d’être performant ! Il ne s’agit pas de faire fermer tous les acteurs du tourisme !

L’autre schéma duquel on nous rabat les oreilles, décortiquez-le et faites-vous votre propre opinion. “Il ne faut pas trop de structures touristiques pour ne pas faire de l’ombre aux professionnels déjà en place”. Mais on fait quoi alors ? On réglemente comme les pharmacies un nombre d’hébergements touristiques au Km2 ? Et on propose quoi aux touristiques qui veulent séjourner en France ? Des régions sans offres touristiques et qui se meurent avec des budgets à l’agonie ?

Cet article de loi vient tristement réglementer des hébergeurs qui sont déjà déclarés et ne permet pas de cibler les hébergements non-déclarés pourtant pointés du doigt.

Suite à cette pétition des hébergeurs m’ont proposé de créer un syndicat, une union professionnelle pour représenter les hébergeurs… Mais combien d’hébergeurs se montreront intéressés ?

Un syndicat demande des professionnels compétents, des infrastructures qu’il faut financer.
Combien d’hébergeurs seront prêts à payer une cotisation en fonction de leur CA allant de 200€ HT à 1000€ HT par an ?
Quand je vois la mobilisation autour de la pétition que nous avons lancé, je n’y crois pas !

Allez on lance un vote pour voir ? Chiche (vous pouvez également voter pour dire que vous n’êtes pas intéressé) ?

Le sondage pour vous positionner
⬇️⬇️⬇️⬇️

 

Vos commentaires pour en parler en ensemble en dessous de l’article
⬇️⬇️⬇️⬇️

Engagez-vous, positionnez-vous ou pas !

A bientôt,
Julie

2016-11-08T22:30:18+00:00octobre 31st, 2016|Analyses|39 Commentaires

39 Comments

  1. Florence et Jean
    Florence et Jean 1 novembre 2016 à 9 h 16 min - Répondre

    Coucou Julie,

    Je suis d’accord sur tout avec toi sauf sur ton affirmation “le tourisme ne se délocalise pas”. Il s’agit d’une vieille rengaine institutionnelle destinée à nous faire croire que la France sera toujours un pays touristique majeur, même si on ne fait rien pour. C’est notre classe innée, on est attractifs, ça a toujours été et cela sera toujours ainsi . Ben voyons. Nous les français, nous sommes les champions du monde…De l’autosatisfaction

    Il n’y a qu’à voir les impacts de l’actualité récente sur la fréquentation du pays.

    Mais d’une manière générale je vois par exemple que le site touristique le plus visité de France c’est disneyland (très délocalisable), bien devant le Louvre et la Tour Eiffel, que les center parcs connaissent un succès énorme dans des zones pas à priori touristiques…Et le Puy du Fou ?
    Avec cette idée de tourisme pas délocalisable, cela revient à dire que même en France les zones touristiques le seront toujours et celles qui ne le sont pas ne le seront jamais. Heureusement que non !
    Demandez au Maroc, à la Tunisie, à l’Egypte si le tourisme n’est pas délocalisable.
    Si un touriste veut des plages à cocotiers, il n’y a pas une destination qui a le monopol du concept, pareil pour le ski, les treks, les villes historiques…Il suffit d’un problème d’insécurité, d’un désaccord politique , d’un taux de change défavorable, d’une épidémie, d’une catastrophe naturelle et hop le touriste se délocalise en un instant. Et si c’est mieux ailleurs, pourquoi reviendrait-il plus tard ?

    Ce qui n’est pas délocalisable, c’est notre patrimoine, mais il faut arrêter avec la fatuité. Si on ne fait rien pour être attractifs, accueillants et compétitifs, les touristes se tourneront vers d’autres destinations . Ca a déjà commencé d’ailleurs et on ne peut s’en prendre qu’à nous mêmes.

    • Julie 1 novembre 2016 à 10 h 03 min

      Ah oui c’est bien ce que je veux dire !
      Les attraits du tourisme en France ne sont pas délocalisables (et c’est cela que je veux dire) mais pour en tirer profit il faut encore être “bon”. Les seuls attraits ne suffisent pas.

  2. sordet 1 novembre 2016 à 10 h 16 min - Répondre

    Je comprends ce coup de gueule bienvenu. Je n’ai pas pour ma part signé la pétition ne me sentant pas vraiment concerné puique je uis déjà soumis aux cotisations sociales par le biais du RSi.
    Très impliqué dans les activités touristiques de mon département, la Drôme, je prêche depuis des années pour une mutualisation des moyens entre toutes ces structures du tourisme chacun touchant à tout mais pas de fil rouge.
    Mon département 34 ème rang en France en terme de fréquentation touristique, une notoriété spontanée ridicule pour un département traversé par des MILLIONS de touristes.
    chaque année! En effet nos structures gênent. Nous sommes économiquement incorrect!
    Je dirai à charge que l’individualisme règne sur la planète gites et chambres d’hôtes. Une somme d’individualité ne fait pas nécessairement force. OK pour un syndicat professionnel
    mais en effet ce n’est pas gagné. Je mesure par expérience la somme de travail
    A vous lire

  3. Florence et Jean
    Florence et Jean 1 novembre 2016 à 10 h 45 min - Répondre

    Oui l’individualité c’est aussi “je n’ai pas signé car je ne suis par concerné”…Je suis au RSI et j’ai signé, par solidarité et parce que je considère cette mesure injuste pour des personnes qui cherchent un complément de revenus, sans avoir une approche professionnelle. Ils paient déjà la CSG et l’impot sur les revenus du capital, pourquoi vouloir leur faire payer des cotisations sociales qu’ils paient par ailleurs ?
    l’UMIH s’est trompé de cible, si déjà tous ceux qui louent “au black” déclaraient leurs revenus et payaient la CSG sur leurs loyers, on serait tous derrière l’UMIH. Là le pb du “black intégral” n’est pas absolument pas réglé. Et effectivement ça nous divise au lieu de nous fédérer.
    Mais encore une fois faute d’une structure représentative pour nous défendre on sera toujours les dindons de la farce

    La prochaine étape qui nous pend au nez, c’est sans doute la modification de l’abattement forfaitaire micro de 71% à 50%. On verra alors tout le monde pleurer. Je suis au réel je pourrais dire je ne suis pas concerné je m’en fous et pourtant j’en parle car ça fait longtemps que Bercy lorgne sur notre petite “niche fiscale” et que les hôteliers réclament cette mesure.

  4. Simone 1 novembre 2016 à 12 h 04 min - Répondre

    Bonjour,
    Ayant transformé la maison de mes aïeux en chambres d’hôtes (5), j’en tire un revenu (fixé arbitrairement à 7959 €/annuel pour un CA de 27446 €) me permettant de vivre . Le CA de mon activité me soumet à des charges sociales de 3700 €/an.
    Pourquoi un loueur de meublé (tourisme ou non) a-t-il une exonération sur un revenu qui lui coûte beaucoup moins de sueur que moi ?
    Il me semble normal de payer ses impôts et ses charges sociales à la hauteur de ses revenus (y compris les décideurs de ces dits-impôts et charges)
    Je ne me sens pas solidaire de vous Julie, c’est pourquoi je n’ai pas signé.
    Florence et Jean vous parlez de solidarité envers des personnes qui cherchent un complément de revenu. Il s’agit quand même d’un complément de revenu de 22 000€/an soit 1833€/mois. Pour ma part, je trouve qu’il s’agit d’un très bon complément de revenu sans charges de fonctionnement très lourdes. Les pauvres, ils paient déjà la CSG et l’impôt sur les revenus du capital (quelle chance : ils ont un capital). Parce que vous, qui payez le RSI, vous ne payez pas en plus la CSG et les revenus sur votre travail ?
    Par contre, d’accord avec la lutte contre le “black”, contre l’individualisme et je l’applique en renvoyant systématiquement les clients que je ne peux satisfaire, vers d’autres chambres secteurs dans un périmetre de 20 kms (soit 16 maison d’hôtes). Seules 2 me remercient….mais je continue.
    En ce qui concerne le lobbying hôtelier, je le comprends quand je vois les prestations proposées dans certains hébergements, la rentabilité recherchée par les propriètaires.
    En ce qui concerne les chambres d’hôtes, je vous renvoie à la définition figurant sur http://www.chambres-hotes.org/chambres_d_hotes.php). Mais même l’association des Gîtes de France a perdu cette définition….
    D’accord avec Sordet, comment se retrouver dans un syndicat professionnel où nous n’avons pas la même façon de définition de nos activités, ni même d’ailleurs les mêmes activités…
    Merci de m’avoir permis de m’exprimer

  5. Florence et Jean
    Florence et Jean 1 novembre 2016 à 13 h 12 min - Répondre

    Bonjour,

    Je ne sais plus comment le dire, c’est l’éternelle rengaine Simone vous confondez recettes et revenus. S’il y a aujourd’hui un abattement de 71% sur les RECETTES pour le calcul de l’impôt sur le REVENU, c’est qu’il y a des charges. 23 000 euros de recettes = 6 670 euros de revenus imposables, soit 555 euros par mois.

    • simone 1 novembre 2016 à 18 h 01 min

      Je ne confonds pas les 2. Mais sincèrement, pensez vous avoir réellement 71 % de charges sur vos locations de gites ? Avec 27 446 € de CA annuel, l’administration fiscale estime que j’ai un bénéfice ou revenu du 7959 €. J’estime normale d’être soumise aux charges sociales, fiscales, CSG etc…. M’étant au début soumise à tenir une comptabilité au réel, j’ai bien vu que le régime forfaitaire est plus interessant et suis donc resté au forfait. Mais effectivement, je serais peut-être plus “riche”, si je n’étais soumise qu’à la CSG et l’impôt sur les revenus du capital.
      Ne faites pas les hypocrites !!!

    • Favier 1 novembre 2016 à 19 h 44 min

      Bonsoir,
      Aucun système n’est parfait, je pourrais moi aussi préciser que sur les 5 premières années d’exploitation nous avons eu des années déficitaires, car trop de travaux à financer en urgence et nous avons quand même payé un impôt sur les revenus locatifs et la CSG à cause de ce système du loueur de meublé non pro avec abattement de 71%. Effectivement un bien amorti ou payé (si vous voulez) procure un revenu plus favorable avec ces 71% pour certains giteurs. Mais il y a aussi des fous qui se sont endettés sur 20 ans pour créer 3 gites en continuant à travailler à côté et qui n’ont pas le sentiment d’avoir beaucoup d’euros sur le compte qui auraient du aller au fisc ou à la sécu. On change la règle du jeu trop souvent et il est facile de taper fiscalement sur des individus comme nous, ceux qui sont invisibles pour l’administration n’ont pas trop de soucis à se faire avec de telles mesures fiscales, leur business continuera à être rentable et nous allons une nouvelle fois passer à la caisse 🙁

  6. Philippe 1 novembre 2016 à 14 h 44 min - Répondre

    nous avons signé la pétition et partagé partout où c’était possible bien qu’au rsi.
    Les “all black” nous fatiguent mais ce genre de bricolage gouvernental à la petite semaine aussi !
    Comme à dit un intervenant dans “sale temps pour les meublés” nous avons choisi d’être indépendants après des années dans le privé comme salariés.
    Cela fait 5 ans que nous exploitons gîtes et chambres sans autre soutien que les cogiteurs parfois.
    Alors se fédérer n’est pas une priorité pour nous meme si cela risque de devenir nécessaire.
    en tout cas clairement notre investissement dans ce type de structure serait uniquement une participation financière. ..
    Claire et Philippe

    • simone 1 novembre 2016 à 18 h 08 min

      effectivement, si j’ai opté pour une transformation de ma maison en une source de revenus, c’est dans un esprit d’indépendance.
      Au départ, j’avais adhéré à l’association des gîtes de France qui se dit agir pour l’intérêt de l’ensemble de leurs adhérents, mais j’ai pu constater que c’est plutot d’abord pour entretenir directrice, secrètaire et tutti quanti avec voiture de fonction, voyage de travail…. pendant que je cure les toilettes !
      Pour adhérer à une structure fédérative, il faudrait qu’elle ait aussi la même vue sur mon activité et l’avenir de celle-ci

  7. Philippe 1 novembre 2016 à 14 h 46 min - Répondre

    ah ! et Julie mille mercis pour tout !!

  8. Florence et Jean
    Florence et Jean 1 novembre 2016 à 19 h 39 min - Répondre

    Oui merci Julie
    Simone c’est surtout l’investissement de départ ; mobilier, électroménager, décoration, aménagement du jardin) et leur remplacement régulier pour demeurer dans la qualité qui plombent le résultat. On oublie souvent ce paramètre dans l’appréciation des charges (ce qu’on appelle en compta les amortissements). Et oui 71% de charges ca ne me parait pas démesuré ni hypocrite. Pour information je suis au réel et j’ai + de 71% de charges, si je compte le remboursement de mes emprunts.

    D’une manière générale, ce que je constate à la lecture (et ma participation active, mais je trouve que le débat est édifiant) de tous les sujets d’actualité :
    – On est toujours persuadé que ce qui bout dans la marmite du voisin est mieux que dans la nôtre.
    – On est pas concerné par les problèmes du voisin.
    – Si une solution simple existe, ceux qui ne peuvent en bénéficier crient à l’injustice et demandent qu’elle se complique, au lieu de demander la simplification de leur situation.

    • simone 1 novembre 2016 à 21 h 56 min

      sniff, sniff, sniff, pauvres Florence et Jean

    • Julie 2 novembre 2016 à 8 h 24 min

      Simone s’il vous plaît, les échanges restent cordiaux et constructifs. Merci

  9. Ghislaine 1 novembre 2016 à 20 h 32 min - Répondre

    je me trouve assez proche de l’analyse de Simone et je n’ai pas signé pour à peu près les mêmes raisons qu’elle tout en étant dans une situation tout à fait différente. Je suis retraitée et ai ouvert mes 4 chambres d’hôtes après une vie professionnelle normale qui me ramène aujourd’hui une retraite certes confortable mais qui ne me permettrait pas de garder ma grande maison : c’est un choix que j’assume. Mon CA est faible (15 000 € environ), CA sur lequel je paie le RSI tous les mois alors que je paie déjà la même chose sur ma retraite. J’ai peut-être une vision simpliste mais vu le CA à partir duquel ces hébergeurs non pro sont désormais taxés, je n’ai pas trouvé çà choquant : n’est-il pas normal de payer des cotisations sur TOUT revenu ? Quant au chacun pour soi, je le vis tous les jours. Je suis dans une région pourtant touristique (le PNR du Verdon) mais il n’y a aucune structure qui fédère les actions de chacun. Comme un autre cogiteur, je renvoie consciencieusement vers les autres structures qui m’entourent et que j’ai contacté personnellement (pas de liste groupée), les clients que je ne peux pas recevoir histoire de garder le client sur le territoire : comme lui, peu me retournent la politesse quand ils ne me piquent pas les clients en passant car sur la même route ….. Je suis également représentant des hébergeurs de ma commune et ai cherché à savoir qui je représentais : 50% d’écart entre ceux déclarés en mairie (la loi) et ceux présents sur airbnb ……. bref, aucune loi n’a la prétention d’améliorer les écarts entre les honnêtes et les autres mais je pense que ces plateformes prônant cette économie dite collaborative doivent être au minimum encadrées.

    • simone 1 novembre 2016 à 21 h 54 min

      merci Ghislaine, je commençais à me trouver un être très étrange…

  10. Florence et Jean
    Florence et Jean 1 novembre 2016 à 23 h 07 min - Répondre

    Bonsoir une petite précision pour Simone : mes remarques sont totalement désintéressées car je paie le RSI depuis toujours car j’ai besoin d’une couverture sociale. Je ne preche donc pas pour ma paroisse malgré vos insinuations et je ne me plains pas à titre personnel. Je trouve juste scandaleux que des personnes qui ont une activité salariée par ailleurs et qui ont déjà une couverture sociale soient obligées de repayer, non pas une taxe mais bien des cotisations. Et que les retraités cotisent pour la retraite…à fonds perdus. Mais si ca convient à tout le monde de payer 2 fois pour la même chose… alors je me tais

  11. Didier 1 novembre 2016 à 23 h 33 min - Répondre

    Soutien total à Ghislaine et Simone…

    Quant à Florence et Jean, j’ai l’impression que c’est plus Jean qui tient le clavier… Ah la lucidité féminine !
    Pour info, j’ai signé quand même la pétition, même si je ne me sentais pas concerné et si je trouvais qu’elle était faite pour faire monter une mayonnaise qui n’a pas lieu d’être (cf. remarques de Simone).
    Par contre le vrai problème est toujours là : qu’est ce qu’on fait du black et de AirBnB (sur lequel je suis aussi !…) ?

    • Julie 2 novembre 2016 à 8 h 28 min

      Didier, vous ne savez pas qui “tient” le clavier (autant que l’on puisse le tenir… 🙂 )
      Merci de rester sur le sujet qui nous préoccupe et de ne pas dévier sur des réflexions visant la vie privée de chacun.

  12. patey 2 novembre 2016 à 6 h 56 min - Répondre

    bonjour Julie
    je pense que le débat sur le rsi avait déjà trouvé sa réponse dans une réponse du ministère des finances qui avait répondu en 2012 que seul les loueurs de meublé pouvant avoir la qualité de professionnel devait payer le rsi, (+23000 euro de revenu et que ce revenu représente +50% des revenus).
    Cette restriction de notion de loueur de meublé professionnel avait une contre partie pour l’état la perte de ISF car le bien est considéré comme un bien professionnel.
    Il faut se poser la question a savoir si les dispositions de la loi des finances imposant le rsi aux loueurs de meublés n’est elle pas contraire à la réponse ministérielle de 2012
    Pour l’idée du syndicat professionnel des loueurs de meublés, si l’on dit professionnel on dit rsi
    bonne journée

    • simone 2 novembre 2016 à 10 h 33 min

      eh oui, soit on est professionnel et on peut avoir un syndicat professionnel, payer charges sociales, CFE, dépasser ou non le plafond de 32 000 €, se soumettre au régime du réel qui permet de récupérer investissements, déficits
      Soit on arrondi ses fins de mois avec un plafond à ne pas dépasser et on est soumis à l’ISF en plus de la CSG (comme tout ceux qui ont des revenus), impôt sur le capital.
      Pour moi cette loi de finances ne fait que ré-équilibrer une inégalité et je ne comprends pas (mais je suis peut-être idiote) ce billet d’humeur envers les hébergeurs qui n’ont pas signé la pétition.

    • Julie 2 novembre 2016 à 13 h 18 min

      vous vous rendez compte, Simone, que dans 2 mois on va dire à des hébergeurs qu’ils doivent payer de 3 à 4 fois plus d’impôts que ce qu’ils ont prévisionné pour 2017. Ces personnes là, comment vont-elles faire ? Vous avez peut-être personnellement un budget qui laisse de quoi voir venir et vous pouvez peut-être amortir des impôts qui se multiplient par 3 ou 4 mais malheureusement pour connaître bon nombre d’hébergeurs, la plupart sont juste à l’équilibre entre le coût d’acquisition de l’hébergement, des charges, des travaux, de l’entretien et des petits salaires qu’ils ont par ailleurs.
      Si on multiplie leurs impôts par 3 ou 4 ils ne pourront simplement pas payer.

      Je pense que si demain, je vous informais qu’une loi vous impose de suivre la même réglementation que pour un hôtel pour vos chambres et votre table d’hôtes et que pour cela je vous laisse 2 mois, vous comprendriez mieux pourquoi j’en viens à ce billet d’humeur.

      Que cette loi soit justifiée ou pas, on ne peut pas laisser deux mois aux gens pour se retourner !

      Ceux qui sont informés et ils ne sont pas si nombreux puisque peu d’acteurs du tourisme ont relayé l’information malgré mes multiples demandes.
      Ceux qui sont donc informés vont commencer par réduire leur occupation ou par faire du black. Ceux qui ne sont pas informés vont se retrouver dans une situation très compliquée.

      Le problème est là !
      Par cette pétition il s’agissait de se positionner !
      D’informer les hautes instances que les hébergeurs se rassemblent, qu’ils existent et que leur décision peut mettre en péril une activité économique qui permet à des familles de vivre.

      Cette loi vise soit disant les non-déclarés d’Airbnb mais où voyez-vous que cette mesure permet de les cibler ?

  13. philippe 2 novembre 2016 à 13 h 13 min - Répondre

    je ne comprends pas ce débat

    Il me semble que les propriétaires de chambres d’hotes et de gîtes ruraux ne parlent pas le même langage !

    l’activité de chambre d’hôte génère normalement beaucoup plus de chiffre d’affaire qu’un gite

    gite : 600 € la semaine
    chambre d’hote : 3 chambres * 70 *7 *3 = 1470 € la semaine + table d’hotes …. 2000€

    tenir des chambres d’hote c’est une activité professionnelle à temps plein qui génère un revenu d’activité, donc au rsi
    louer des gîtes c’est louer un meublé donc revenu de loyer

    si le fisc a choisi 71% d’abattement ce n’est pas pour faire des cadeaux !!
    23000€ de revenu c’est 2000€ par mois : vous pouvez entretenir une grosse maison, et un/des gîtes meublés, le jardin et la piscine, avec cette somme, et en vivre ?

    depuis toujours les professionnels (gites de france, OT, …) le disent : un gîte ne rapporte pas, il permet d’entretenir le bâtiment

    d’ailleurs tout simplement les loueurs de gîte qui le souhaitent peuvent etre en societé, avec comptabilité au réel; d’après un comptable local, ceux qui sont au réel font moins de 29% de résultat !!

    alors cessons de regarder dans l’assiette de l’autre, et unissons-nous dans un groupement qui définisse nos activités/métiers, et défende ses intérêts communs, en particulier et surtout contre les fraudeurs et des hoteliers qui fantasment sur notre activité (ils feraient mieux de se demander pourquoi de plus en plus leur clientèle préfère les appartements que les hotels)

    • simone 2 novembre 2016 à 17 h 58 min

      Philippe,
      Effectivement je pense que nous avons deux langages. Vous pensez que les propriètaires de chambres d’hôtes gagnent plus que les loueurs de meublés touristiques.
      Pour ma part, je ne fais pas de conjoncture. Mais je crois qu’il y a une catégorie qui se fatigue plus que l’autre pour dégager un certain CA.
      Vous pensez que les propriètaires de chambres d’hôtes n’ont pas d’autre activité, vous vous tromper. Comme pour les loueurs de meublés touristiques, ils ont ouvert leur maison pour compléter des revenus salariés ou de retraite.
      Depuis une dizaine d’année les propriétaires des chambres d’hôtes sont soumis à 29 % de charges sociales (RSI) sur leur CA. à compter du premier euro et au plafond de 82 200 €. Au delà, c’est un régime d’entreprise.
      Les 2 types de structures ont les mêmes charges d’entretien de leur maison, d’investissement dans l’aménagement de la maison avec un supplément pour les chambres d’hôtes qui fournissent linge de maison, linge de toilette et petit déjeuner obligatoirement.
      Alors, je suis d’accord, ne croyons pas que c’est mieux pour l’un ou pour l’autre et défendons nos intérêts communs vis-à-vis des fraudeurs (mais qui auraient le courage de les dénoncer -pas moi- et les hôtels (il n’aurait peut-être pas fallu les attaquer sur leur terrain ou alors en acceptant les mêmes charges et contraintes qu’ils doivent supporter)

    • didier 6 novembre 2016 à 20 h 46 min

      Pour répondre au petit calcul de Philippe : en prenant une base de 600€/semaine pour une location de gîte, cela fait 38 semaines de location pour atteindre le “fameux” seuil de 23 000 € (source de nos malheurs) => le proprio en question “remplit bien”, on se rapproche plus du “pro” que du particulier qui veut arrondir ses fins de mois => si c’est “pro”, le proprio peut donc participer aux efforts de solidarité sociale (comme tout à chacun dans notre beau pays – cf les salariés).
      Après sur la forme, je suis d’accord que sur l’effet rétro-actif, c’est pas la gloire… Et que demain ce sera peut être au tour des autres d’être tondus…
      J’ai signé la pétition, mais les arguments ne tiennent pas à mon sens (je partage l’approche de Cédric : il ne suffit pas de “hurler” pour montrer qu’on existe).
      OK pour l’idée d’un “syndicat”, c’est entre autres pour ce déficit que nous avons quitté Gite de France.
      Bonsoir à Simone toujours aussi juste dans ses interventions.

  14. philippe 2 novembre 2016 à 13 h 21 min - Répondre

    Simone,

    je ne comprends pas

    vous faites un CA de 27446 avec 5 chambres d’hote ?
    un rapide calcul avec une moyenne de 100€ par chambre : vous louez moins de 55 nuits par an ?

    et vous avez un revenu fixé “arbitrairement” : ne pouvez vous pas être au réel si cela ne vous convient pas? à combien estimez-vous votre revenu réel ?

    en tant que loueur de gîtes je m’intéresse aux chambres d’hôte, mais n’ai pas encore franchi le pas

    • simone 2 novembre 2016 à 18 h 10 min

      Philippe
      Oui.
      Sauf que vous n’êtes pas dans les mêmes prix. Le coût de mes chambres d’hôtes est de 58 € par mois.
      Les propriétaires de chambres d’hôtes ne doivent pas avoir un taux de remplissage de plus de 50 %.
      En ce qui me concerne, je suis loin de le faire. J’ai une occupation surtout le vendredi, samedi au cours de l’année et un peu en semaine entre mai et septembre. Cette occupation est un complément à une activité salariée à temps partiel.
      En ce qui concerne le revenu arbitraire, je me suis peut être mal exprimée, il s’agit du BIC après abattement.
      Et cela me convient, cela m’évite de tenir une comptabilité qui me perdrait encore du temps dans une société qui nous noie de tâches administratives.
      C’est drôle que vous envisagiez d’exploiter des chambres d’hôtes car moi, je me demande comment transformer ma maison en 3 gîtes dont un pour mon usage personnel….
      L’herbe semble plus belle ailleurs…

  15. jean paul 2 novembre 2016 à 14 h 44 min - Répondre

    Pas signé car pas concerné, dès le début nous avons construit notre projet de gites en SCI + SARL, tous les 2 co-gérants. Nous sommes à l’IS avec une comptabilité évidement au réel. Ayant investi lourd tous les ans nous reportons le déficit. A la retraite nous ne sommes pas rémunérés donc pas assujettis au RSI et payons un forfait de 700€/an.
    Concernant les lois de finance, ce qui me révolte c’est cette instabilité permanente, ce manque de visibilité à moyen terme. Nous sommes gouvernés par des personnes avec des rémunérations vie, indexées et garanties, bien loin de notre petit monde de laborieux discrets.
    Ceci dit ne nous trompons pas d’adversaire, nos charges servent malgré tout à faire fonctionner un système dans lequel nous vivons, à financer des services de santé ou de sécurité que nous estimons normaux alors que la très grande majorité de loueurs versent de 10 à 17% de commission à des plate-formes délocalisées optimisées fiscalement et enrichissent des sociétés “coucou” qui n’investissent rien dans leurs structures.

    • Simone 2 novembre 2016 à 17 h 21 min

      entièrement d’accord sur tous les points

  16. cedric 2 novembre 2016 à 17 h 57 min - Répondre

    Bonjour
    Je sais que nous avons reçu le message des Cogiteurs pour signer la pétition et que nous avons discuté avec mon épouse qui gère notre location. Je n’étais pas à l’aise avec le format de la démarche (sur le fond, pas de problème).
    Je vais être cru : je crois qu’il faut un peu plus de professionnalisme pour lutter contre une décision préparée par un bureau de Bercy, sous l’influence ou non d’un lobby.
    La pétition allait directement face à l’obstacle ; la meilleure solution pour braquer Bercy. Dans ce genre d’affaires, il faut “contourner” : montrer comment la décision serait inapplicable (la complexité du RSI), noter les aberrations (un salarié qui loue des chambres se trouverait aussi au RSI, ce qui n’est pas nécessairement possible)… et proposer d’autres dispositifs pour donner l’impression (au lobby d’en face) que quelque chose est fait, alors que ça n’aura aucune conséquence.
    Je suis désolé, mais on est loin de cela. Je sais que ça demande des moyens. Mais qu’est ont fait nos “partenaires commerciaux” ? Quelle a été la réaction d’Abritel par exemple ? Aurions-nous pu travailler avec eux sur une réponse commune ? Je ne sais pas. Je pose la question.

    • Julie 2 novembre 2016 à 19 h 51 min

      bonjour,
      héhé 🙂 oui c’est sûr qu’en ne faisant rien au moins on se garantit d’une chose : on ne prend pas de risques… par contre nous sommes tout à fait preneurs de vos compétences.
      Nous avions quelques jours pour organiser cela, je pense que nous aurions été un peu juste pour faire la table ronde mais avec des personnes motivées… rien d’impossible !

      Comme noté dans mon billet j’ai contacté les professionnels du tourisme et les labels… le peu de professionnels ayant transmis l’information à leurs hébergeurs (aucun label parmi eux) l’ont fait sans indiquer la source de l’information, les hébergeurs ont donc réceptionné individuellement une information par email de laquelle ils ne pouvaient rien faire. Au-delà de l’usage qui consiste à indiquer ses sources, l’idée était de mobiliser les hébergeurs pour les fédérer.

  17. Florence et Jean
    Florence et Jean 2 novembre 2016 à 19 h 50 min - Répondre

    Comme Julie je viens poster mon billet d’humeur (Florence et non Jean) !
    La moutarde commence à me monter au nez.

    Effectivement jusqu’à présent j’ai laissé Jean débattre avec vous malgré mon désaccord puisque nous n’étions pas concernés étant en SARL et payant les cotisations RSI and Co et nous avons signé la pétition.
    Mais il a réussi à me convaincre que nous devions être solidaires, même si cette mesure n’allait pas nous impacter directement. Il fallait montrer à nos élus que nous étions unis face à l’adversité, puisque qu’aucune entité ne représente les hébergeurs indépendants. Combien ont signé ? très peu par rapport aux nombres d’hébergeurs indépendants ce qui est bien regrettable. Et quand je lis vos posts c’est incroyable de voir autant d’individualité (moi…, moi…) mais dans quel monde vit-on ? Ce qui ne vous touche pas aujourd’hui ne veut pas dire que vous ne le serez pas prochainement. L’un d’entre vous a émis l’idée de créer une Fédération ?? pour quoi faire ? impossible d’être solidaire alors à quoi bon se lancer dans cette bataille ?
    et pour celui (je ne me rappelle plus son nom) qui insinue que l’on se fait de la pub par le biais de ces posts c’est bien mal nous connaitre, nous sommes toujours disponibles pour aider un porteur de projet sans qu’il est besoin de venir à nos formations.
    En conclusion on est vraiment très dépités par les mentalités de certains !
    Ce post n’appelle aucune réponse.

  18. simone 2 novembre 2016 à 20 h 08 min - Répondre

    Bonsoir Julie
    AI-je l’air d’être inconsciente ?
    Dans 2 mois, les hébergeurs vont devoir payer 3 à 4 fois plus d’impots ? Quand cela m’est arrivé en passant d’un statut de micro bic simple à un statut d’auto-entrepreneur pour cause de réglementation, j’ai fait avec…, comme beaucoup d’autres. Je n’avais pas personnellement un budget à rallonges, et j’avais de lourdes mensualités pour les travaux d’adaptation de ma maison. J’ai renforcer, pour un temps, mon travail salarié. Il y a déjà un moment que cette épée de Damoclès était au-dessus de la tête des loueurs d’hébergements de tourisme, comme il y a aussi une épée pour que les chambres d’hôtes soient soumises au même réglementation que les hôtels. Je pense que si certains revenaient à la définition de la chambre d’hôtes, ils ne se comporteraient pas comme les hôtels. Je pense que même comportement = même traitement. Les propriétaires de chambres d’hôtes scient la branche sur laquelle ils sont assis.
    Pour pouvoir se retourner, il faudra demander des délais, sur justification, au percepteur.
    Si cette loi ne sert effectivement qu’à lutter contre les travailleurs au noir, le législateur s’est tout à fait tromper de méthode.
    Mais cela ne concerne pas que les hébergeurs mais l’ensemble de toutes les professions de tous les français.
    Il faut demander le renfort des contrôles, mais en ayant eu en ce qui concerne une autre vie, je ne le souhaite même pas à mon pire ennemi. Je continue à me regarder dans la glace sans rougir.
    J’ai conscience que je reste très égoïste dans mes réflexions. Toutes mes interventions ne sont que là pour vous expliquer voilà pourquoi je n’ai pas signé votre pétition

  19. philippe 2 novembre 2016 à 21 h 04 min - Répondre

    pour représenter notre activité il y a l’UNPLV ou siègent nos labelliseurs et les OTA ..

    adhérent Clévacances je ne reçois aucune info de leur part; dans le Gard ni gites de france,
    ni clevacances n’etaient au courant de cette loi : je la leur ai annoncée grace a Julie

    sur leur site il n’évoquent même pas la nouvelle loi

    par contre ils évoquent la déclaration en ligne dès la première nuit sans préciser de quoi il s’agit : etes vous au courant :
    ” L’UNPLV prend acte des conclusions de la CMP sur le Projet de loi Numérique adopté le 29 juin et se réjouit des modifications apportées pour permettre une déclaration en ligne avec accusé réception immédiat qui nous semble une bonne avancée.
    L’UNPLV regrette toutefois que cette obligation de déclaration dès la 1ere nuitée ne fasse pas la distinction entre particuliers et loueurs professionnels. Ce sont justement les Français particuliers qui accueillent chez eux de manière occasionnelle des touristes du monde entier qui seront les plus touchés.
    Par ailleurs, le fait de faire porter la responsabilité de la vérification de ces formalités sur les plateformes outrepasse le droit européen et français qui encadre le statut d’hébergeur des plateformes

    je le redis, nous avons un besoin urgent d’une représentation de notre activité, qui forme, informe, et défende ses adhérents
    j’espère que tous les participants au forum ont répondu au sondage de Julie

  20. Nat 2 novembre 2016 à 22 h 34 min - Répondre

    Bonsoir,

    C’est compliqué de suivre vos discussions car vous parlez de situations qui ne sont absolument pas comparables (les régimes applicables aux commentateurs sont différents de ceux qui y répondent), d’où une méconnaissance totale du sujet et une incompréhension réciproque inévitable.

    Pour l’éthique, j’ai du mal à croire que tous autant que vous êtes ne faites pas du black de temps en temps… surtout en chambre d’hôte, il y en a sûrement beaucoup qui règlent en cash ! alors les revenus officiels…
    c’est + dur en meublé de tourisme car quand vous louez votre maison 3000€ la semaine, les gens veulent un contrat de location…et vous payent pas chèque ou virement. Mais quel que soit le régime choisi, si un billet se présente, il ne se refuse pas, cela fait l’unanimité !

    Mais là n’est pas le débat.

    Le projet de loi a été adopté à l’assemblée.

    Cela revient à ajouter un cout supplémentaire et imprévu de 30% du revenu abattu, soit 9% ou 15% du C.A. brut, en plus de la CSG, c’est ENORME!

    Mais la loi n’est pas encore votée, c’est toujours un projet. Alors

    Mobilisons nous auprès de nos sénateurs pour que ;
    Soit ces seuils soient majorés,
    Ou qu’ils soient remplacés par une augmentation de la csg comme ils l’avaient évoqué dans les débats.
    Ou encore que l’article 10 soit supprimé???,
    Mais effectivement il faut faire vite !

    J’ai envoyé un mail à 180 annonceurs pris sur le site du bon coin pour les informer de la pétition, 1 seul m’a répondu, décevant.
    Julie, comment pourriez vous booster votre pétition et l’envoyer à des loueurs bien ciblés?

    Nous sommes majoritairement sur des sites d’hébergeurs, comment pourrions nous les interpeller pour qu’ils fassent pression auprès du législateur?

    Il y a également les labels, Gîtes de France ou autres, que peuvent ils faire, julie vous avez peut-être une idée ? je pense qu’ils doivent connaître du monde ???

    Qui aurait une idée?

    Merci à tous pour vos suggestions.

    • Julie 2 novembre 2016 à 22 h 44 min

      – J’ai transmis l’info aux labels (vous trouverez mes messages sur leur page Facebook nationale). Visiblement ils n’ont pas voulu relayer l’information auprès de leurs hébergeurs…
      – J’ai interpellé l’UNPLV principalement constituée des OTA : on m’a répondu poliment mais apparemment ils n’ont pas transmis non plus à leurs hébergeurs…
      – J’ai demandé aux gros sites de manière individuelle de transmettre l’info à leurs hébergeurs, la plupart d’entre eux a simplement supprimé l’information que j’avais indiqué sur leur page Facebook…

  21. Philippe 3 novembre 2016 à 13 h 04 min - Répondre

    J’ai participé à la pétition pour les raisons suivantes :

    – il est anormal d’avoir à changer les prix de vente pour tenir de ce risque de supplément de charge alors que des contrats de réservation ont déjà été réalisés sur 2017. Il aurait fallu que cela ne soit applicable qu’à partir de 2018 afin de se retourner sur une autre utilisation de ses investissements afin de limiter son chiffre d’affaire afin d’être sous le seuil des 23000€.

    – l’effet de seuil à 23000€ fait qu’il faudra bien réfléchir à partir d’octobre de chaque année pour savoir si l’on doit accepter ou non des réservations qui auront lieu d’ici la fin de l’année. En effet, 4000€ environ de chiffre d’affaires pourraient partir vers ces nouvelles charges sociales. Il aurait été correct qu’il y ait une progressivité dans la règle d’application de ces nouvelles charges de telle façon qu’avec pour un chiffre d’affaire de 25000€, par exemple, l’hébergeur ne se retrouve pas dans la même situation où son CA aurait été de 21000€…
    Je plains les propriétaires d’hébergements dont la haute saison est en plein hiver !…

    – je n’ai pas compris le rôle qu’ont pu avoir les plateformes de mise en relation herbergeur/hébergés pour les utiliser comme prétexte pour rédiger une telle loi.

    – aujourd’hui, le seuil est à 23000€. L’année prochaine, il sera à combien ? Je me vois mal expliquer à mon banquier que l’emprunt réalisé pour un hébergement est à modifier car les charges ont d’un seul coup augmentées de 9% environ sur le CA !

    – ces charges seront au détriment des investissements engagés chaque année pour l’amélioration de l’accueil de nos vacanciers ou pour le marketing (abonnements sur des sites d’annonces, création d’un site internet, classement, mailing, ….). C’est la qualité d’accueil de nos touristes qui va en pâtir.

    En conclusion : je d’accord sur le fond pour que si beaucoup d’argent est “gagné” que cela entraîne plus de charges, mais pas du tout d’accord sur la forme concernant sont application de cette loi pour les raisons évoquées ci-dessus.

  22. Nat 3 novembre 2016 à 14 h 40 min - Répondre

    Bonjour Julie,
    Je viens d’envoyer ce mail à tous mes contacts, si tout le monde fait pareil, on arrivera peut être à réveiller les consciences?
    N’hésitez pas à faire de même…

    Signez la pétition “non à l’application de charges sociales à hauteur de 45% des loyers

    Bonjour à tous,
    Eh voilà, cela vient de tomber !
    L’assemblée nationale a voté dans le projet de financement de la sécu 2017 le paiement du RSI par les particuliers qui louent en saisonnier (maison, voitures, outillage, etc….)

    Nous allons donc devoir rétrocéder 45% des loyers à l’état, si cette loi est validée par le sénat.

    Et c’est à effet rétroactif: on restitue dès 2016!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Donc si cette loi est votée, 100% des personnes qui comme nous louent leur maison pour en payer les frais vont arrêter de le faire ou de le déclarer (bravo pour l’entreprenariat et le black)

    Mais ne nous leurrons pas, ce sont des revenus fonciers de logements meublés qui se trouvent d’un coup de baguette magique transformés en revenus d’activité.

    Donc l’année prochaine, ce sera sans doute le tour des locations nues…à vos calculettes, 45% des loyers que vous encaissez…

    Pardon, on paie déjà la CSG, ce n’est donc que 30% qui sont prélevés en plus !

    Si vous n’approuvez pas la méthode de signature en catimini de ce projet de loi (l’article avait été supprimé en première lecture à 2h du matin, l’état l’a fait revoter à 8h du matin le même jour), n’hésitez pas à signer la pétition, et à la faire circuler autour de vous ! mais faites vite, la loi va suivre très rapidement !

    Si certains connaissent des sénateurs, enfoncez le clou !

    Bosser autant pour finalement en faire don à la sécu, c’est too much.

    Merci à tous

  23. Corto Fajal 9 novembre 2016 à 10 h 30 min - Répondre

    Bonjour,

    C’est tristement drôle….. en lisant les commentaires de cette file…j’ai l’impression d’être dans le village gaulois d’Asterix…. mettez deux gaulois ensemble, il y a trois problèmes…. et aucune solution pour résoudre le troisième…

    La reflexion de chacun n’est pas celle d’une communauté exerçant une activité commune, mais celle de sa situation personnelle et des intérêts qui sont les siens ( à part quelques rares exceptions qui se reconnaitront).

    Je ne parlerais donc pas de notre situation et de nos intérêts.

    Il est évident que les situations sont aussi diversifiés que nos profils: certains ont investi lourd et en plus d’en tirer des revenus, doivent amorti parfois fur plusieurs années quand ‘autres ont hérité de la maison de “papy et mamy”, certains exercent en activité principales, d’autres non, certains reçoivent des hôtes à domicile, d’autres non, certains font chambres d’hôtes d’autres gîtes, certains sont au réel quand ‘autres sont au forfait… certains exercent de manière exclusivement saisonnière d’autres toute l’année, certains en tirent des revenus très symboliques d’autres plus conséquents, certains se rapprochent par leur prestation de l’activité hôtelière d’autres non…. dans cette jungle et toutes ses combinaisons possibles, il n’est pas facile de chercher un discours commun si l’on part de ses propres situations personnelles.
    Il n’en reste pas moins que nous avons des choses en commun et il faut commencer par là:
    – Nous avons tous à travers notre activité le goût et le plaisir de recevoir des hôtes dans un espace privé et en général personnel.
    – Nous avons foi en l’attractivité et le bien vivre de notre territoire
    – Nous “subissons” dans notre communication l’influence et l’hégémonie grandissante de certaines plateforme de reservation tombées dans l’escarcelle de multinationales dont l’unique objectif est de faire de l’argent ( un peu ce qui s’est passé dans l’alimentaire entre le producteur et le consommateur et les centrales d’achat qui mettent à genou les producteurs et prennent les consommateurs pour des vaches à lait: on en entend parler tous les jours). La crise de 2008 a achevé de nous jeté dans les bras de ces plateformes et leur confier un peu notre “avenir”. J’entend et je lis souvent que ces plateformes fournissent jusqu’à 60 voire 80% des reservations et donc qu’il est normal de les rémunérer…Il me semble que c’est avoir la vue courte et oublier qu’il y a encore quelques temps, nous avions la main et notre indépendance sur notre communication….Nous avons favorisé cet état de quasi monopole et à moyen terme, il me semble dangereux de s’y complaire individuellement…
    – Nous avons une activité ou nous subissons indifféremment la fiscalité foncière des propriétaires, la fiscalité touristique, la fiscalité d’entreprise et bientôt la fiscalité sociale… et je ne parle pas des obligations et normes sanitaires dans les logements et les équipements dont les investissements sont identiques à des campings dotés de centaines d’emplacements ou d’hotels à plusieurs dizaine de chambres, alors même que notre activité n’est supporté que par quelques chambres ou un ou deux gîtes… Chacune de ces lorgnettes “fiscales” semble légitime à ceux qui les font appliquer, mais leur addition aveugle sans adaptation à notre réalité, me semble à terme dangereuse pour notre activité.
    – Nous avons en face de nous des interlocuteurs politiques, économiques, qui écoutent les doléances des syndicats immobilier, hoteliers et qui connaissent mal, voire pas du tout notre activité… Il est primordial d’expliquer nos situations, leur diversité, mais aussi leur richesse et leur fragilité à nos représentants locaux qui puissent porter cette parole et cette connaissance, d’entretenir des liens avec les CDT, les CRT qui se contentent de leur seul relation avec les labels nationalement constitués comme les “gites de France”…
    – Vous critiquez ceux qui bossent au black et qui vous font du mal et du tord… la meilleure façon de les isoler et de les “flécher” est de s’organiser nous mêmes et d’établir une charte pour les membres de cette organisation…
    – Avant d’être nationale, une telle organisation n’a de sens que sis elle a des représentants en territoire, des relais départementaux, régionaux, puis nationales…
    – A terme, les atouts d’une telle organisation sont qu’en étant sur le terrain, nous sommes comme une vigie hyper efficace pour anticiper également les tendances, les reservations, les faiblesses etc….

    Bref….. notre diversité devrait être notre richesse et notre force…pas ce qui nous sépare et nous isole.

    Je signe la pétition évidemment

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La réforme fiscale des gîtes ruraux pour 2016

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