Vers une interdiction de la location de meublés à la nuitée ?

umih contre loueurs de meublés

Dans une lettre datée du 11 février 2015, l’UMIH, syndicat des professionnels de l’hôtellerie, alerte le Premier Ministre. Dans le viseur des hôteliers : tous les propriétaires de locations de vacances, gîtes et maisons d’hôtes, dénoncés comme représentant une concurrence déloyale et illégale.

Dans cette lettre nous ne pouvons que constater l’amalgame, tous les hébergeurs sont mis dans le même panier : celui des fraudeurs.

Dans les demandes exprimées dans ce courrier : l’interdiction pour les propriétaires de locations de vacances de louer moins de 7 nuitées, l’obligation de s’assujettir à la TVA…

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A Propos Thierry

Propriétaire de « gites en Lozère », Thierry Favier vous fait partager ses humeurs et ses tendances e-touristiques. Il a débuté cette activité d'hébergement avec son épouse en 2003 et a plongé directement dans le web dès le début de cette aventure touristico-immobilière-caussenarde. Hyperconnecté vous dirait Isabelle, il est en état de veille permanent !

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2015-09-20T19:23:07+00:00mars 8th, 2015|Analyses|57 Commentaires

57 Comments

  1. Dupont 8 mars 2015 à 22 h 51 min - Répondre

    En tant qu’hébergeur et Pdt de l’office de Tourisme de notre canton, je peux témoigner que si les bnb n’existaient pas , le tourisme n’existerait pas dans notre coin d’Ardèche. Pendant des années les élus locaux ont tout fait pour que les touristes ne viennent pas. Ils ont réussi à ruiner le peu d’hôteliers qui existaient. Ceux qui ont survécu offrent, pour le plus grand nombre, une hôtellerie hors normes et un confort des années 60 et ferment les uns après les autres faute de moyens. Nous accueillons 80 % d’étrangers, nous payons nos taxes mais nous pouvons arrêter notre activité demain, sans autre forme de procès et ce sont des milliers de touristes qui irons ailleurs, avec tout ce que cela entrainera de chômage et de désertification: les quelques restaurants qui restent, fermeront les quelques activités saisonnières qui existent, disparaitront faute de clients et il n’y aura plus besoin d’activité hôtelière, c’est une équation simple à comprendre, à bon entendeur salut!
    bien à vous
    Patrick Dupont

    • Jean-Paul Krebs 9 mars 2015 à 10 h 19 min

      Je partage complètement votre analyse. Merci de votre témoignage.

  2. Voisin 9 mars 2015 à 2 h 07 min - Répondre

    Oui, d’accord pour la chasse aux illégaux et non déclarés.

  3. Jean 9 mars 2015 à 7 h 59 min - Répondre

    L’UMIH veut essayer d’avoir la peau des maisons d’hôtes. Je peux vous dire que le réseau des Gîtes de France, auquel je suis adhérent et où j’ai été élu au conseil d’administration l’an dernier pour 3 ans, ne laissera pas l’UMIH gagner. La fédération a des appuis à l’Assemblée Nationale et nous imposer de louer 7 nuits minimum, ce serait le moyen de fermer sans doute 90% des maisons d’hôtes.

    Les hôteliers n’ont pas compris que nous proposions une offre complémentaire et d’autres services. Pour ce qui est de la TVA, pour ma part, j’ai opté pour avoir un compte. Le fait de réaliser tous les ans des travaux d’amélioration ou de remplacer des meuble ou de la literie me permet de récupérer de la TVA et j’en ai moins à payer qu’à en récupérer. Je ne suis pas sûr que cela serait profitable aux finances publiques si tout le monde choisissait de renouveler souvent sa literie ou de faire des travaux dans sa maison. Bien sûr, il faut avoir le budget pour, mais en l’occurrence, vous pouvez profiter à titre privé d’une dépense pour votre activité puisque la réfection de votre toiture est essentielle à la poursuite de votre activité.

    D’ailleurs, s’agissant de la TVA, si on est au réel simplifié, on a intérêt à monter une structure pour se louer à soi une partie de la maison pour un euro symbolique et faire un bail commercial à soi-même enregistré aux impôts dans lequel on précise que l’on doit faire tous les travaux intérieurs et extérieurs de la maison et entretenir le jardin pour la bonne marche de l’activité de loueur en meublé. Renseignez-vous auprès d’un comptable.

    Dans tous les cas, il sera important de se mobiliser auprès de votre réseau si vous êtes labellisé(e)s. Rapprochez-vous aussi de votre office du tourisme. Ils ont besoin d’avoir des hébergements à proposer et je ne suis pas sûr que l’UMIH, en jouant leur petit jeu, leur plaise beaucoup. S’ils ont moins d’hébergements à proposer, les gens changeront de destination et je pense que c’est toute la France qui en pâtira.

    Bon courage à tous.

    JEAN.

  4. ALAIN 9 mars 2015 à 8 h 04 min - Répondre

    Je suis tout à fait d’accord avec votre analyse….

  5. Gérard 9 mars 2015 à 8 h 33 min - Répondre

    Excellent article de Thierry. Tout à fait d’accord.
    Sauf sur un point: la location à la nuitée (je ne parle pas des chambres d’hôtes) est contraire à l’esprit de la location saisonnière, qui propose des séjours, et si possible dans un esprit ‘familial’.

  6. Philippe 9 mars 2015 à 8 h 33 min - Répondre

    Tout à fait d’accord avec l’analyse de Thierry !

    1 – Nous ne sommes pas des hors la loi (déclaration en mairie, inscription RCS, paiement de la CFE, etc.). Que l’administration commence donc à faire son job . En plein centre de Bergerac, il existe des hébergements hors des clous …

    2 – Proposer des hébergements locatifs de courte durée répond effectivement à une demande existante et à un budget : plus de place, possibilité de préparer des repas, tarif à la nuit moins cher qu’un hôtel.
    Hors saison, nous avons des salariés intervenant sur des chantiers qui plébiscitent cette formule.

    3 – Et pour rejoindre Patrick Dupont, si les locations de meublés à la nuitée devaient disparaître en Dordogne, ce département pourrait se déclarer en faillite car hormis la gastronomie, le vin et le tourisme, l’activité économique est au plus bas

    4 – Et – n’étant en aucune façon leur avocat – il n’est pas dit que certaines centrales de réservations hôtelières voient çà d’un bon oeil non plus …

    Belle journée !

    Claire et Philippe

  7. boutonnet 9 mars 2015 à 8 h 40 min - Répondre

    Si l’on se met à la place des hôteliers, on peut les comprendre. En tant d’ERP (Établissements Recevant du Public), ils sont soumis à une règlementation drastique et coûteuse; financièrement insupportable pour beaucoup. Les Chambres d’hôtes n’y sont pas soumises en contrepartie d’une limitation de leur activité (5 chambres, 15 personnes). Beaucoup de Chambres d’hôtes ne respectent pas cette limitation ce qui exaspère les hôteliers. et comme toujours, ce sont les agissements de quelques uns qui portent préjudice à l’ensemble de la profession. Alors peut-être à nous aussi de faire le ménage dans nos rangs.
    Ceci dit, les hôteliers se trompent de cible et devraient, grâce à leur puissant syndicat, demander un assouplissement des normes qu’on leur impose.

  8. Jean claude 9 mars 2015 à 8 h 43 min - Répondre

    Eh-voila, c’est reparti encore une profession qui fait sa crise de calcaire!.
    Quand dans ce pays va-t-on être sérieux.
    Comme tout responsable de maison d’hôte et de table d’hôte pour soi-disant des problèmes de concurrence déloyales, l’UIMH nous a obligé à suivre un stage.
    Comme tout entrepreneur nous sommes obligés d’avoir un numéro de SIREN et nous payons des impôts.
    Maintenant pourquoi les chambres d’hôtes fonctionnent bien, il suffit d’écouter nos clients.
    Que disent-ils? Il y a la chaleur, la convivialité, le charme, l’écoute, de bons repas, de bons petits déjeuners, etc, etc..
    Quand les hôteliers comprendront que d’avoir cédé aux chaînes et tombé dans l’uniformité, les petits déjeuners servis par des machines, des produits lyophilisés, ou sous cellophane, la cuisine sous vide réchauffée sont à l’origine de leurs problèmes actuels.
    Quand à l’hôtel la première chose que l’on me demande c’est ma carte bleue et de me faire payer sans la moindre idée de ce que je vais avoir comme service, que je ne suis même pas sûr d’avoir une chambre correcte.
    Trop facile de s’en prendre à des personnes honnêtes qui gèrent leurs activités avec bon sens et en étant réellement aux services des clients.
    Messieurs les hôteliers vous avez foncé tête baissée dans la logique du monde actuel qui n’est qu’arnaque et mensonge sous prétexte de faire de l’argent pour de l’argent.
    Ne soyez pas jaloux de personnes qui ont une autre conception de la vie et du monde du tourisme.
    Je penses sincèrement que vous souhaitez alimenter une guerre où les touristes sauront faire le bon choix.
    J.C Nevers

    • en grève 28 mars 2015 à 16 h 57 min

      obligés d’avoir un numéro de SIREN et nous payons des impôts…
      TANT MIEUX , j’espère que vous allez cotiser aussi au RSI et la TVA , comme çà vous serez en conformité .
      Vous comprendrez qui sont les voleurs !

    • Thierry 28 mars 2015 à 21 h 04 min

      Bonjour M. Raud
      Les cogiteurs qui participent au débat ne sont pas des hors la loi même s’ils ne sont pas soumis aux mêmes exigences fiscales ou sociales que, peut être, les vôtres. Il est du ressort du législateur de définir les formes fiscales qui s’appliquent à chaque profession et nous avons ici à coeur de respecter les lois sinon nous ne nous afficherions pas clairement en lanceur de débat. Comme le dis cet article ne vous trompez pas de cible, ce n’est pas ici que sont les tricheurs avec le fisc et la législation. Quand à la lourdeur des charges que vous semblez souligner et qui clôture votre propos c’est un autre débat mais ce n’est pas en cherchant à nous taxer un peu plus que cela arrangera les affaires du tourisme en général. What else ?

    • la bisquine 29 mars 2015 à 10 h 42 min

      Encore une fois, nous récoltons ce qui a été semé par des personnes développant des activités d’hébergement dans l’ombre aux dépends de ceux qui le font en toute transparence dans la lumière. Effectivement, ne nous trompons pas de cible. Et surtout, n’oublions pas que nous, maison d’hôtes n’avons pas le même rôle que toutes ces structures visant le tourisme de masse. L’accueil, la convivialité, le petit-déjeuner maison et encore pleins de petites choses font que nous existons et perdurons. Alors à bon entendeur.

  9. petit 9 mars 2015 à 8 h 49 min - Répondre

    Que l’on chasse ceux en illegalité c’est une chose !!!!
    a la base les chambres d’hôtes etaient pour les gens une aide a
    complémentaire a des revenus faibles et aussi au manque d’hébergement dans les coins perdus de France entre autre , il faut savoir tout de même que peu de gens vivent de ces chambres d’hôtes c’est un appoint !!!les hoteliers confondent tout!!!
    je comprends que le développement dans les grandes villes d’hebergement “en douce” enerve mais les temps sont de plus en plus dur on est taxé de partout pousse les gens a trouver des solutions pour “payer” leur loyer ou prendre un peu de vancances a peu de frais et je ne pense pas que cela change quoique soit en interdisant ce style d’hébergement mis a part favoriser le travail et l’hebergement au “noir”
    bref je trouve cela inadmissible de voir ces gens essayer de tuer les “petits”
    battons nous !!

    • Campagne Rougeville 9 mars 2015 à 20 h 19 min

      une aide complémentaire pour les … agriculteurs. A la base, les chambres d’hôtes étaient essentiellement dans des fermes agricoles.

  10. ROBLOT 9 mars 2015 à 8 h 49 min - Répondre

    Je suis OK avec la réponse de Thierry FAVIER, l’UMIH va trop loin dans ses demandes qui outrepassent la seule et légitime répression de la concurrence déloyale. L’assujettissement à la TVA est un droit d’option général qui sort du seul hébergement, ce type d’exigence sera sans lendemain. Je retiens en particulier l’interdiction de louer à la nuitée pour les meublés : cette demande est exagérée, mais il faut reconnaitre que certains loueurs ayant chambres d’hôtes et meublés louent comme cela les arrange (le meublé devient une chambre d’hôtes pour un WE, la chambre d’hôtes devient une extension du meublé à d’autres moments…), alors que la gestion devrait en être bien disctincte. Encore une fois, ce qui manque, c’est l’outil (et la volonté??) de lutter contre la fraude qui plombe ceux qui veulent bosser dans le respect de la Loi.

  11. Gérard 9 mars 2015 à 8 h 50 min - Répondre

    Excellent article de Thierry. Tout à fait d’accord. Suite
    Quant à l’UMIH on sait ce qu’ils valent: avec la baisse de la TVA en son temps les hôteliers restaurateurs n’ont pas tenus leurs promesses d’emplois et de baisse des prix dans leur grande majorité. Et ils en ont emmerdés du monde!
    Ils feraient bien d’augmenter la qualité de leur prestations, surtout en restauration où il y a une tromperie courante et éhontée sur la provenance et la qualité des produits! Ils feraient bien d’y prêter attention avant que de plus en plus de gens ne s’en détournent.
    Dans ma ville (touristique) il y a plus d’une centaine de restaurants.. Les sérieux se comptent sur les doigts de la main, et je les recommande. Les autres je mets en garde mes touristes.
    Je suis d’autant bien renseigné que mes enfants travaillent dans la restauration, et à force de stages et d’emplois saisonniers, on fini par connaitre ce qui se passe dans les cuisines.. Sans parler des emplois illégaux, ou partiellement déclarés..
    Alors l’UMIH, au boulot!!! Avant de couler tous le secteur.

  12. Dupré 9 mars 2015 à 8 h 51 min - Répondre

    Bonjour,
    Au vue de nos diverses expériences sur notre secteur géographique, la problématique de la mise en place et de l’organisation de concurrence déloyale est plus subtile que cela pourrait y paraître.
    De mon avis, par expérience, par du vécu au quotidien, trop simple de vouloir mettre en opposition les “vrais” hôteliers et nous les petits loueurs.
    Mais la problématique est ailleurs.
    Elle est chez les “GROS” logeurs qu’ils ne faut surtout pas toucher.
    Un des principaux services qui fait vivre cette organisation déloyale aux détriments de ces deux corporations sur notre destination de Haute Maurienne Vanoise est notre Office du tourisme qui est appuyée dans cette démarche par des structures ayants compétence tourisme, ne pas oublier que cette action, est mise en place pour éliminer petit à petit les petits logeurs.
    Ceci en valorisant des hébergements para-hôtelier, allant jusqu’à l’acte de vente par le biais de leurs immatriculation tourisme, tout ceci au nez et à la barbe de nous les petits logeurs, et aux même titre pour les petits hôtels de famille (fiscalisés)
    La fiscalisation est bien la problématique numéro un, mais comment faire payer les “GROS” logeurs ?
    Comment réguler le marché et le rendre équitable ? surtout quand il s’agit d’actions menés avec de l’argent PUBLIC : Office du tourisme = fonctionnement avec de l’argent PUBLIC, notre cas quasi 4 millions d’€uro.
    Quelques exemples de lieux d’hébergements valorisés et vendus par cette l’intermédiaire de cette action : les résidences de tourismes, les centres d’hébergements qui vivent sous le régime associatif…
    Un autre souci qui se doit d’êtres mis en avant, c’est qu’au vue des incapacités des services qui devraient nous épauler dans notre démarche de mise en location de nos hébergements, beaucoup d’entre nous sont aller voir ailleurs.
    Il faut bien avouer, ceci avec un certain succès, et la il existe bien un dérangement pour nos collecteurs de la “dîme” et de création de monopole.
    Le % locatif et autres leurs échappent et cela les agaces surtout quand ont vient nous même à marcher sur leurs plate bandes et entrons en concurrence avec leurs services inefficaces de commercialisation.
    Nous pouvons entendre, comment luter contre les lits dit froids, mais le souci est bien que nous sommes entrain de leurs échapper, et cela dérange.
    Alors OUI à un marché fiscalisé, à une liberté du commerce en nuitée et autres, comme dans la majorité des pays Européen, mais ceci pour tout les opérateurs avec les mêmes contraintes sécuritaires et administratives pour tous.

    Bonne réflexion à tous.

  13. ANNE 9 mars 2015 à 9 h 03 min - Répondre

    Encore une attaque! j’ai maintenant 2 gîtes dont 1 labellisé par Atoutfrance (ça c’est fait) , mes revenus locatifs sont déclarés, ok je ne suis pas dans l’illégalité. Dans mon secteur, beaucoup de personnes se plaignent déjà qu’il n’y a pas assez de logements – hôtels, chambre d’hôte, location, gîtes- Je rajoute que mes gîtes sont à côté d’un hôtel, je m’entend très bien avec la propriétaire, et nous ne recevons absolument pas les mêmes clients ! Je ne vois pas le rapport entre un hôtel et une location, les prestations ne sont absolument pas les mêmes. Je pense que les touristes ont tout de même leur mot à dire! ok toutes les personnes et moi même qui avons des logements touristiques arrêtons, où iront les touristes ? Je pense que les hôteliers sont en train de faire l’amalgame entre Paris et la province. Bon , moi je ne suis certainement pas pour un minimum de 7 jours loués, et les week-end , je fais comment ? je refuse ? hors de question !

  14. François 9 mars 2015 à 9 h 06 min - Répondre

    Ces messieurs de l’UMIH oublient également de préciser que nous autres, hôtes, ne pouvons accueillir que 15 personnes dans 5 chambres MAXI, soit un chiffre d’affaires extrêmement limité. Que les parangons de la “concurrence déloyale” commencent par mieux regarder la segmentation de leur marché : nous ne sommes pas sur la même offre ni la même prestation !

  15. BEGON 9 mars 2015 à 9 h 13 min - Répondre

    Bonjour à tous, c’est fou car c’est l’industrie du tourisme qui parle. Ils veulent avoir le monopole. Pas d’ombre à leur tableau de chasse, libre d’imposer aux minorités leurs desiderata. Ils ne voient que le chiffre et pour eux nous ne sommes que des pertes de bénéfices. Il est sûr que si ils réussissent, malheureusement pour nous, nous ne pourrons que cesser notre activité et le choix ne sera plus pour nos hôtes. Bonne journée à tous.

  16. Serre 9 mars 2015 à 9 h 34 min - Répondre

    Comme on peut les comprendre quand on voit comment ils sont pressés comme des citrons!!!! Et maintenant c’est notre tour. Pour ma part j’ai toujours refusé les nuitées car j’assimile cela à de l’hôtellerie et n’est pas dans l’esprit maison d’hôtes. Ils ont raison de faire du lobbying car ils ont un syndicat pour les défendre, ce qui n’est pas notre cas où chacun rame dans son coin. Actuellement n’importe qui peut s’improviser hébergeur et échappe ainsi à toute lourdeur administrative et fiscale, si c’était à refaire : une annonce dans rbn’b et à moi la tranquillité!!!!!!

  17. Maurice 9 mars 2015 à 9 h 41 min - Répondre

    Bonjour,

    nous suivons les cogiteurs depuis qu’ils ont commencé à publier. C’est un travail remarquable qui se fait. Nous apprécions la justesse des informations qui est le plus souvent la règle ici. Avons apprécié également l’article sur les règles Internet collecte de données et CNIL.

    Il faut savoir que la lettre de l’Umih présentée, si elle est adressée au Premier Ministre, à notre lecture, n’a pas pour cible les chambres d’hôtes en particulier.

    En effet nous sommes même cités comme ayant déjà l’obligation de déclaration en Mairie.

    Ceci étant, bon nombre de propriétaires n’ont pas fait cette déclaration, n’ont pas passé le permis d’exploité et font table d’hôtes, n’ont pas fait de stage Hygiène…

    Personne ou peu se décide à ne valider que des maisons dont les propriétaires sont en règles.

    Très peu d’annuaire sur Internet, de site de mise en relation en particuliers et propriétaires ne le font.

    La Cible Umih nous semble plus tôt être Airbnb, société Américaine qui permet certes la locations de chambres d’hôtes, mais aussi, et surtout, d’appartements, là de façon clandestine.

    C’es mêmes appartements sont portés sur la liste des appartements vacants dans les grandes ville et Capitale.

    Il semble que Airbnb propose de collecté les taxes de séjours en lieu et place des propriétaires, ce qui serait une première en France…

    https://www.liberation.fr/economie/2015/02/26/airbnb-souhaite-cooperer-avec-la-ville-de-paris_1210370

    Que l’Umih demande un classement pour tous va tout à fait dans notre sens. Nous y travaillons aussi.

    En ce qui concerne l’abattement sous conditions de labellisation qui était la règle jusqu’à aujourd’hui, sous réserve de confirmation des services fiscaux, après lecture de la nouvelle Loi de finance, il y a peut être des modifications importantes qui ont été apporté…

    Puisque vous avez la démarche rigoureuse observée depuis des mois, continuons à informer les propriétaires que ce qui est règles n’est pas forcément contraintes, même si l’UMIH ne doit pas dénaturer l’esprit et la spécificité des chambres d’hôtes pour autant.

    Ce qui est taxes de séjours est participation au développement local.

    Combien de cantons, de villes, d’OT souffre de ce qui est dénoncé par l’UMIH soit le non paiement des taxes de séjour ?

    C’est une problématique bien réelle et récurrente pour toutes les communes de France.

    • jane 10 avril 2015 à 4 h 02 min

      Bonjour

      Je vous rejoins sur le fait que les sites de présentation d’annonces de location ne se soucient pas du coté officiel ou non des logements présentés. Et par répercussion, les logements officiels ne sont pas mis en valeur et sont noyés dans la masse d’annonces non déclarées. Il y en a un qui a pris le parti de valoriser ces logements classés en ne présentant qu’eux. meublés-classés.com 🙂

  18. Christophe 9 mars 2015 à 9 h 59 min - Répondre

    Bonjour, à toutes et à tous,
    Je suis gite d’étape et séjour et je vends à la nuitée. Je suis donc concerné par ces réformes.
    Je suis également Vice-Président à Gîte de France et Vice-Président de l’UMIH dans mon département et je connais très bien le problème évoqué…
    Tout d’abord, je trouve que cette demande est justifiée (n’en déplaise à certains).
    Je vais prendre plusieurs exemples:
    J’ai un adhérent UMIH qui est hôtelier et qui a un hôtel de 50 chambres. Cet adhérent paye du RSI, de la TVA, l’IS, la CFE … bref il est taxé! Et c’est normal! (on est France non ?)
    Il y a quelques mois, un immeuble à usage d’habitation situé en face de son hôtel. Cet immeuble comportait 8 appartements. Le nouveau propriétaire, un petit malin, s’est découvert une vocation dans le tourisme mais celui-ci n’a pas envie de payer du RSI, de la TVA, de l’IS … Qu’a-t-il fait ? Et bien tout simplement transformé son immeuble de 8 appartements en “hébergement clandestin” c’est à dire en meuble touristique vendu à la nuitée. Résultat son établissement accueil toute l’année 50 personnes à la nuitée sans payer la moindre charge, la moindre taxe (à part la taxe foncière).
    Vous trouvez cela normal ? Moi pas et même je trouve cela scandaleux.
    Lorsque vous interrogez les services fiscaux, et plus généralement l’état et bien on vous répond : aujourd’hui on n’a pas la solution Pourquoi et bien tout simplement on est sur 2 réglementations différentes. L’hôtellerie relève du code du tourisme et du code du commerce. Les gîtes, les meublées touristiques, les chambres d’hôtes… relève du code logement.
    Ce que demande l’UMIH c’est que ces activités soient sous assujettis au code du tourisme et au commerce. Il n’est pas normal que des propriétaires se “gavent” et ne payent rien (ou pas grand-chose) en détournant la loi.
    N’oublions pas que c’est l’argent des professionnels qui font vivre le tourisme dans les petites communes par le biais des taxes et des impôts. C’est aussi ces mêmes entreprises qui contribuent à maintenir un tissu économique par l’achat auprès des commerçants (boulangerie, boucherie …). Cet exemple n’est pas situé en zone urbaine mais bien en zone rural et ce n’est pas un cas isolé. On le retrouve sur tout le territoire.

    Maintenant parlons un peu d’AIR B&B.
    Que fait cette société de droit américain sur les hébergements? Et bien elle les vampirise. Vous avez mis vos hébergements sur cette plateforme et bien voici leur façon de procéder: Mme Michu souhaite réserver pour le mois de septembre 2015. Elle a repéré votre hébergement sur le site d’AIR B&B et elle clic sur “réserver en ligne”. Le processus de résa s’enclenche, elle remplit son formulaire et passe au paiement en ligne.
    Que fait Air B&B et bien il prélève le montant total de la réservation. Cet argent par … dans un petit paradis fiscal situé dans les îles. Du mois de mars au mois de septembre l’argent de cette cliente va travailler… hors de France.
    Vous hébergeur, vous n’en verrez la couleur que 48h après le passage de cette cliente. Que paye cette société à l’état Français, aux collectivités locales ?? RIEN DU TOUT.
    Ces petits malins ont eu la grande intelligence de “négocier” avec l’état Français pour “collecter la taxe de séjours” et la reverser aux collectivités locales. Pourquoi? Tout simplement pour faire travailler l’argent car ils vivent sur les intérêts générés par le placement du montant des locations, sur la com de 3% prélevée au propriétaire et sur les 12% prélevés au client et bientôt sur les intérêts générés de la taxe de séjour!

    Maintenant l’UMIH accueille aussi les professionnels qui ont des entreprises en chambre d’hôtes, en gite, en gite de groupe … depuis 2 ans.
    A titre perso, Je fais valoir un certains nombres de points de vus liés à nos structures (notamment sur le fait que nous sommes des petites structures et que la taxation doit être différente entre un hôtel et une chambre d’hôtes).
    L’idée est de rapprocher plutôt que de diviser. Rappelons que le combat pour plus de justice et l’annulation des clauses de “parité tarifaires” face aux OTA (booking; expedia …) est commun entre l’UMIH et Gîte de France Celle-ci va sauter dans quelques semaines suite à la saisine de la Haute autorité de la concurrence.
    De plus l’UMIH et Gîte de France sont liés par une convention de partenariat (formations, représentativité …)

  19. Jean-Paul Krebs 9 mars 2015 à 10 h 17 min - Répondre

    Merci pour votre prise de position que je partage entièrement.
    J’exploite 15 meublés de tourisme en professionnel. Les appartements sont classés ou en cours de classement. Je paie mes employés, les charges sociales, la TVA dès le premier Euro, la taxe de séjour, sans oublier les banques pour le financement des projets.

    La location d’appartements entre particuliers est un problème pour moi aussi… Certains de mes “collègues” non professionnels ne font rien de tout cela et sont parfois incapables de voir qu’ils travaillent sous leur prix de revient…

    Il est indispensable de fixer des règles du jeu. C’est une question de qualité de service pour le client, de visibilité en matière d’investissement, sans parler de civisme.

    J’aimerais souligner le point suivant à propos de l’interdiction pure et simple de la location meublée à la nuitée et la fixation d’une durée minimale de location de 7 jours.
    Premièrement, je ne loue jamais d’appartement pour une seule nuit car je ne peux même pas couvrir mes frais opérationnels: accueil personnalisé, mise en mains de l’appartement, blanchisserie, ménage, eau, électricité…
    J’accepte un séjour de 2 nuits en janvier-mars. Sinon, c’est 3 nuits minimum, voire 5-7 nuits en pleine saison.
    Je ne suis donc pas un concurrent direct des mes collègues hôteliers avec lesquels je travaille plutôt en partenariat.

    D’ailleurs, en quoi un séjour à l’hôtel et dans un meublé de tourisme sont-ils des services ou produits identiques ? Interdire l’un au profit de l’autre revient à interdire la culture de la carotte pour encourager le consommateur à manger de la salade. Interdire les séjours en meublés de moins de 7 séjours va-t-il amener davantage de clients aux hôtels. Mes clients souhaitant passer 3 nuits dans un “chez eux loin de chez eux” iront-ils à l’hôtel séjourner dans 20 mètres carrés standardisés avec obligation de prendre tous leurs repas au restaurant ?
    Une famille de 5 personnes va-t-elle louer 2 chambres d’hôtel au lieu d’un appartement où les enfants pourront jouer et le repas être pris en famille à l’heure choisie ?
    J’en doute. L’offre hôtelière ne peut pas répondre à ce type de demande.
    Avec une telle interdiction, le transfert de clientèle vers l’hôtellerie sera marginal. On retire simplement un produit du marché. A l’heure où la concurrence est mondiale (j’en sais quelque chose: mes clients viennent à 88% de l’étranger), les visiteurs iront ailleurs. Tant pis pour la destination France.

    Reste aussi à savoir si les “souhaits” de l’UIMH sont recevables au niveau européen. Rien n’est moins sûr.
    Il est indispensable par contre d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur les véritables enjeux en matière de tourisme et de s’entourer des conseils et juristes compétents. Il n’est pas interdit non plus de discuter avec l’UIMH, plutôt que de s’affronter à distance à coups de préjugés.

  20. Jean Pinsard
    Jean Pinsard 9 mars 2015 à 10 h 21 min - Répondre

    La méthode de l’UMIH est connue, on demande beaucoup pour obtenir un peu mais sur le fond je suis d’accord avec eux sur le problème que pose la montée des activités illégales, restauration, taxi, hébergement sans aucune déclaration de revenus, sans assurance, sans respect de la réglementation…qui sont une véritable plaie en terme de concurrence illégale.

    Pire cela montre que dans ce pays ne pas respecter la loi est une attitude gagnante : écotaxe, barrage de Sivens, aide sociale aux immigrés clandestins…

    Pour autant je serai plutôt pour un assouplissement des contraintes faites aux entreprises mais il y a un évident besoin d’équité.

    La démarche de l’UMIH a peu de chances d’aboutir toutefois car dans la vision très jacobine de notre gouvernement (et des précédents) le manque d’hébergements touristiques sur Paris est un vrai problème économique et on préfère souvent fermer les yeux sur les hébergements “au noir” pourvu que les touristes dépensent dans la capitale. Tout se décide avec une vision très parisienne de l’économie française (Cf Christine Lagarde à l’époque Ministre de l’Economie : ” L’essence augmente les français n’ont qu’à prendre les transports en commun”). Et comme on entend jamais les hôteliers parisiens se plaindre…

    La demande de l’UMIH cible beaucoup plus les meublés de tourisme que les chambres d’hôtes. Pour les vieux de la vieille, le débat sur une durée minimum de séjour n’est pas nouveau, il était déjà d’actualité à l’époque de la création des résidences de tourisme. Les dites résidences de tourisme et le gouvernement avaient alors assuré aux hôteliers inquiets que jamais au grand jamais les résidences ne loueraient à la nuitée…On sait aujourd’hui ce qu’il en est.

    L’inscription au RCS est obligatoire pour les chambres d’hôtes, pas pour les meublés.
    Je suis bien sûr d’accord pour la déclaration en Mairie, dès lors que celle ci permet la vérification par les services des impôts d’une déclaration de revenus. Or aujourd’hui ce n’est pas le cas, les mairies ne communicant leurs listes de meublés et chambres que sur la base du volontariat. Très peu le font et personne ne centralise ces données. Personne en France ne sait combien de meublés et de chambres d’hôtes ont été déclarées.

    Pour le reste que des petits malins arrondissent leurs fins de mois avec de l’hébergement au black, des soirées privées ou des courses de taxi sans licence est tout à fait scandaleux, et l’argument qui consiste à dire que cela ne représente que quelques centaines d’euros par mois ne tient pas debout. 10 particuliers qui font çà, c’est une entreprise qui ferme. Et quand en plus ces particuliers combinent ces revenus occultes avec le chômage, le RSA et les aides sociales c’est proprement insupportable car ce sont les entreprises et les gens honnêtes qui paient. Tant qu’ils peuvent…Veut on aller vers l’exemple de la Grèce ?

    Donc je suis plutôt d’avis de trouver des points d’entente avec l’UMIH afin que tous les hébergeurs qui respectent la réglementation fassent pression sur le gouvernement pour la faire respecter. Au lieu de se livrer à une guerre corporatiste Hôteliers contre meublés ou chambres d’hôtes. Ce que reprennent les médias c’est les dissensions entre les catégories d”hébergement alors que le vrai message est commun à tous. Mais dans le tourisme, tout est toujours désorganisé et chacun prêche pour sa paroisse. Pour cela que ce secteur économique n’est jamais pris au sérieux. Il n’existe pas de Syndicat ou de Fédération Nationale pour les meublés de tourisme et les chambres d’hôtes qui puisse être un interlocuteur du gouvernement, de l’UMIH, du SNAV, de la FNHPA…

    • Jean-Paul Krebs 9 mars 2015 à 10 h 32 min

      Merci pour votre analyse à laquelle je souscris en intégralité. Discutons avec l’UIMH pour en faire ressortir une démarche constructive.

    • COUANON 9 mars 2015 à 18 h 55 min

      Nous ne nous sentons pas dans l’illégalité, notre structure est une SARL. Jean, nous partageons pleinement ton analyse qui recadre bien le débat.

    • Brigitte 10 mars 2015 à 18 h 35 min

      très bonne analyse à mon sens également. En Sarl aussi, je paye la tva, les taxes tv, la taxe de séjour… il m’est impossible d’être au niveau de prix des concurrents qui font tout au noir.
      Je comprends les hôteliers, ils défendent leur entreprise et les emplois qui en découlent.
      S’il est primordial que tout le monde soit logé à la même enseigne, la location à la semaine reste à privilégier mais il est difficile hors saison de la pratiquer, aussi je loue à partir de 3 nuits hors vacances scolaires ou périodes très demandées.
      Il faut trouver un compromis avec le syndicat hôtelier plutôt que de tout rejeter en bloc.
      Je ne pense pas que d’un point de vue économique leur demande soit défendable à 100 % sur leur demande de location à minimum 7 nuits, je suis en Alsace, que deviennent les célèbres marchés de Noël si nous devons tous refuser les locations de 3 nuits les week-end avant les semaines de congés scolaires, que deviennent les grands salons de la région, toutes ces manifestations qui ne durent pas une semaine mais qui génèrent de très gros revenus pour tous les acteurs d’un secteur, l’hôtellerie seule ne pourra jamais y faire face. Nous leur envoyons par ailleurs beaucoup de monde pour leur partie restauration, il y a de bons arguments pour s’entendre et être complémentaires.
      Je les comprends dans cette période de crise économique, de normes impossibles et très couteuses, mais leur plus grand problème reste l’état taxeur à tout va, plus que nos structures quand elles sont déclarées, pour les non déclarées la concurrence est déloyale peu importe de quel côté nous nous situons.

  21. Pascale 9 mars 2015 à 10 h 27 min - Répondre

    il y a certainement du ménage à faire mais il faut le faire bien et ne pas mettre tout le monde dans le même sac!!
    les hôteliers dans certaines régions ne PEUVENT pas en mesure d’ouvrir un hôtel digne de ce nom car pas assez rentable !
    alors comment accueillir les voyageurs dans ces régions “déshéritées
    et ces travailleurs qui interviennent sur des chantiers pendant plusieurs semaines voir des mois , doit on leur refuser la possibilité de se loger à moindre frais et dans des conditions confortables et agréables ?
    c’est ce que nous essayons de faire avec nos moyens
    merci d’être objectif !

  22. Serre 9 mars 2015 à 10 h 48 min - Répondre

    Entièrement d’accord avec l’analyse de Christophe. Le courrier de l’UMIH ne vise pas les chambres d’hôtes et gîtes, mais bien les locations sauvages qui se pratiquent de plus en plus dans les grandes villes et même en milieu rural. Les sites internet intermédiaires encouragent au paiement en ligne et ont trouvé une véritable manne financière, après m’être renseigné auprès d’Homeaway (Abritel, Homelidays….), c’est une société intermédiaire qui prélève 3% et vous restitue la somme UN MOIS après la location, alors qu’ils ont perçu l’intégralité lors de la réservation!!!! Apparemment il n’y a donc pas que Air B&B qui vampirise.
    Je pense au contraire que l’UMIH dénonce un véritable problème de société. Après il peut y avoir des points de désaccord sur les nuitées ou la TVA pour ceux qui ne sont pas assujettis.

  23. LAURINE et GUY 9 mars 2015 à 10 h 56 min - Répondre

    Nous partageons votre analyse de ce débat qui n’a pas fini de faire couler de l’encre.

  24. boutonnet 9 mars 2015 à 11 h 25 min - Répondre

    A la lecture de tous vos commentaires, un point se dégage : l’UMIH n’a pas complètement tort mais elle met tout dans le même sac. Les “légitimes” et les fraudeurs, ceux qui arrondissent leurs fins de mois et les professionnels, les urbains et les ruraux, les permanents et les occasionnels.
    je rejoins les opinions de jean-Paul Krebs, jean Pinsart et d’autres qui pensent qu’il faudrait discuter avec l’UMIH et, pour cela, nous fédérer.

  25. Dépasse Montagne 9 mars 2015 à 11 h 35 min - Répondre

    Tourisme social et familial avec très bonne et confortable accessibilité pour toutes les personnes handicapées
    il en pense quoi les hôteliers ? ils mettent du temps à se mettre aux normes, nous, nous avons créer nos gîtes et chambres d’hôtes il y a 10 ans pour des personnes (entre autre)que les hôteliers ne pouvaient pas recevoir, je trouve absurde leurs propos, ce ne sont pas les chambres d’hôtes qui sont la cause de leur perte de clientèle, se sont toutes ses formules attractives proposées sur internet à tarifs soit disant intéressant, de plus dans notre belle vallée, il manque d’hôteliers

  26. BERNEX 9 mars 2015 à 12 h 29 min - Répondre

    Entièrement d’accord avec votre analyse. Pour les “gros” (SOFITEL, HOLIDAYS INN, IBIS et j’en passe, je ne vais pas les citer tous), c’est “les aides et avantages pour moi, les contraintes pour les autres”.
    Comment faire pour lobbyier, nous aussi, auprès des “autorités” et des parlementaires ?

  27. Christophe 9 mars 2015 à 13 h 06 min - Répondre

    Juste pour resituer le débat, l’UMIH c’est l’Union des Métiers de L’industrie Hôtelière et depuis peu du Tourisme. Ce syndicat est composé à 85% d’indépendants (Hôteliers, restaurateur, bars, traiteurs… Les gîtes, les chambre d’hôtes , ERP sont accueillis depuis 2012 dès lors qu’ils sont enregistrés au RCS et en conformité (permis d’exploitation, HACCP, déclaration en Mairie et classement soit par un label ou par la commission préfectoral)
    L’UMIH n’attaque pas les structures labelisées ou enregistré en Préfecture. Elle dénonce uniquement les locations “sauvages”, les détournements de logements en activités lucrative non déclarées.
    L’UMIH à pris conscience la diversité des hébergements et à bien conscience que la clientèle fréquentant les gîtes, les chambres d’hôtes… sont différentes de celles des hôtels. C’est des clientèles complémentaires nécessaires aux territoires ruraux.
    Les grands groupes hôteliers et les hôtels de “chaîne” ont leur propre syndicat (le GNC)

    • Julie 9 mars 2015 à 13 h 23 min

      Christophe,
      je ne comprends pas bien ta “resituation” de débat… ?

      Les termes sont clairs dans la lettre et il n’y est nullement question de termes permettant d’écarter tel ou tel type de structures.
      On y parle de : location de meublés, «chambre d’hôtes» ou «meublés de tourisme»

      Par ailleurs les mesures demandées :
      – L’interdiction pure et simple de la location meublée à la nuitée et la fixation d’une durée minimale de location de 7 jours
      – La collecte de la TVA dès le 1er euro
      —-> seraient selon toi, uniquement destinées aux structures non-labellisées et non-enregistrées en Préfecture ???

      Merci pour ton éclairage

  28. AYLING 9 mars 2015 à 13 h 33 min - Répondre

    J’ai ouvert un gîte en zone rural dans l’ouest vosgien en 2011. Je suis amenée à faire des nuitées de dépannage pour des cyclistes à vélo (souvent des hollandais). L’hôtel le plus proche est à 10 kms et s’il est fermé ou complet il faut aller à 20 kms à la ville de Neufchâteau. Il y a plusieurs hôtels à Neufchâteau, mais il y a deux ans j’ai récupéré deux motards belges en fin de journée en plein printemps – ils avaient fait le tour de la ville, pas de chambres d’hôtel libres. Les hôtels étaient fermés ou complets, et on leur avait dit de repartir par où ils étaient venus pour trouver un hôtel hors de notre secteur. Je suis classée, labellisée, j’ai mon arrêté préfectoral, j’encaisse la taxe de séjour, je paie la CFE, etc. Mon activité de gîte ne me permet pas de vivre (je cumul avec d’autres activités pour survivre financièrement), mais elle contribue à l’activité du secteur car les occupants vont au restaurant et magasin du village, visitent les sites du Conseil Général, font le plein de carburant et de courses dans la petite ville de Liffol-le-Grand à 10kms et Neufchâteau à 20kms. J’ai le label Tourisme et Handicap et j’accueille des groupes d’handicapés de 9 personnes en midweek (4 nuits) – ils ne peuvent partir plus longtemps et ne peuvent séjourner à l’hôtel. Nous aussi nous ressentons la crise – je n’ai pas de clients qui viennent chez moi qui auraient préférés aller dans un hôtel. Ce sont les clients qui font leur choix. Les nuitées individuelles concernent souvent une ou deux personnes – si on nous les interdit toute la location illégale explosera car il suffit de mettre à disposition une chambre dans sa maison pour accueillir ce type de client, et le bouche à l’oreille fait le reste. Tout le monde qui déclare correctement serait perdant – les meublés de tourisme et les hôtels aussi.
    Espérons que le bon sens l’emportera…
    Joan AYLING

  29. Christophe 9 mars 2015 à 14 h 04 min - Répondre

    Coucou Julie,

    Ce qui est mis en cause c’est les location de meublée touristique “A la Nuitée” et non la chambre d’hôtes qui bénéficie d’un texte qui encadre cette activité. (Circulaire Hamon du mois de décembre 2013).

    Concernant la TVA dès le 1er Euro à titre perso ça ne me gêne pas (j’y suis déjà) car lorsqu’on loue, on réalise un acte de commerce donc c’est normal d’être assujetti. De plus ça permet au propriétaire de la récupérer (sur ses achats, ses rénovations … ).
    être enregistré au RCS c’est normal (les chambres d’hôtes y sont déjà) les meublée n’y sont pas.
    Ce qui me gêne c’est le caractère “occasionnel” dans la loi qui défini si on est “professionnel” ou “amateur”. Pour moi (et ça n’engage que moi) dès lors qu’il y a acte de commerce on est professionnel, donc on paye. Les propriétaires ne sont pas des philanthropes et c’est bien dans un but de gagner de l’argent que ces activités se développent.

    Pour les structures bénéficiant d’un label comme Gîte de France, Clef vacances, Rando accueil … C’est un gage de qualité car elles ont été inspecté physiquement et périodiquement et elles garantissent une qualité de prestation pour nos clients.
    Par définition on sait qu’elles sont enregistrées en mairie donc contrôlables.

    Ce qui est mis en cause c’est l’économie souterraine, le black et l’économie “grise” qui consiste à déclaré une petite partie des revenus tirés de la location.
    Le “collaboratif” c’est très bien dès lors qu’il y a un encadrement et que TOUT LE MONDE EST SUR LE MÊME PIED D’ ÉGALITÉ pour ne pas créer de la distorsion dans concurrence.
    Il ne faut pas oublier qu’il a des emplois et des entreprises derrières y compris dans les chambres d’hôtes ou les gîtes.
    Surfer sur des flous juridiques, sur l’optimisation fiscal (utilisation des abattement fiscaux par exemple et être un coup un gite, un coup en meublée ou en chambre d’hôtes) et ne jamais rien payer, c’est le “sport favori” des français, mais ça ne pourra plus durer.
    Pour exemple à coté de chez moi nous avons des”Donativo” Le client donne ce qu’il veut pour une prestation de type “chambre d’hôtes”. Rien n’est déclaré, le client ne sait pas ou il met les pieds, aucun affichage de tarifs et le propriétaire s’en met plein les fouille !!! au nez et à la barbe de l’état qui ne sait pas dans quelle catégorie le “ranger”. Il fait autant de chiffre que moi mais … sans les charges pas mal comme système !!

    • BEGON 9 mars 2015 à 18 h 09 min

      Je rebondis un peu sur ce qui est dit. Ce qui m’interpelle je dirais est que l’on a toujours tendance à généraliser Je m’explique, j’ai deux chambres sachez le, le chiffre que je génère me permet d’amortir les travaux réalisés pour la mise en place justement de ces chambres (4 ans minimum pour l’amortissement) et en aucun cas de rouler sur l’or (cela se saurait). Je suis bien évidemment déclarée cela va de soit. Par contre j’ai un peu de mal à accepter d’avoir une TVA et une taxe de séjour. Ma nuitée est à 65 euros. Donc si je dois ajouter la tva et la taxe de séjour. Imaginez le prix total. Et je ne peux baisser ce prix car mes chambres sont spacieuses, et le petit déjeuner n’est que du fait maison avec des produits de qualité. Bref, je ne dois pas être la seule à être dans cette situation je suppose. Donc je me répète, je suis contre toutes ces lois que veulent nous imposer ces hôteliers. Car nous ne sommes pas de grosses structures et en plus nos prestations de ne sont pas les mêmes. Par contre, mettre les moyens pour pénaliser les hébergeurs dans l’ombre oui je suis pour. Car se déclarer est en mon sens respecter et éviter toute concurrence déloyale.

    • Julie 10 mars 2015 à 19 h 15 min

      Christophe,

      Je suis tout à fait d’accord avec l’idée que toutes les activités commerciales doivent être déclarées, moi-même je trouve que c’est une bonne chose de payer des impôts (et c’est même bon signe d’en payer, c’est que ça ne va pas trop mal) 😉 parce que je suis ensuite bien contente d’avoir une vraie couverture sociale, des services publics…. Donc très clairement, même ce qui est payé en liquide est déclaré chez nous.

      Donc autant te dire que je suis d’accord à plus de 100%

      Lorsque je vois des maisons qui louent sans rien déclarer et que la mairie se trouve juste en face, je me dis que clairement tout le monde ferme les yeux. Dans des villages d’une centaine d’habitants, tout le monde sait “qui fait quoi” et la mairie qui doit normalement représentée la loi ferme les yeux alors que cet argent (impôts, taxes…etc.) c’est précisément pour la commune, pour la région !
      Mais c’est ensuite cette même mairie qui dira que les caisses sont vides pour exploiter les merveilles naturelles de notre région.

      Ceci étant dit, le fait de vouloir contraindre à une location à 7 nuitées ne me semble pas une mesure allant contre ce phénomène ? Et je parle en tant que LMNP
      L’assujettissement à la TVA non plus ?
      Je ne vois pas vraiment le rapport.
      Une entreprise individuelle peut choisir d’être en franchise de TVA par exemple… Donc clairement je ne comprends pas en quoi cela permet de lutter contre les illégaux ?

      Et si tu prends le traditionnel gîte rural comme c’est mon cas : tout est dans la même maison. Je ne peux pas séparer les dépenses de chauffage, électricité…Etc. Je ne vis pas du tout de cette activité qui reste marginale : dans le Jura on ne loue pas comme en PACA.
      Si on m’obligeait à passer à la TVA je passerais mon temps à essayer de faire passer des factures mi-perso / mi-pro sur le compte de la société.
      Pourquoi ? parce que rien n’est séparé ou presque.

      A cela s’ajouterait une gestion comptable lourde pour une société qui ne pourrait même pas me payer.
      Il me faudrait alors cumuler : mon travail salarié + ma société gîte + ma société web
      C’est ça de vivre en milieu rural aussi. A Lyon un travail salarié suffit car beaucoup mieux payé avec des perspectives d’évolution qui restent très limitées en campagne.

      On fait quoi alors ? On arrête de vivre et on fait des déclarations de TVA et sa compta la nuit et le WE quand on bosse pas pour arriver à se sortir un salaire décent ?
      On déserte les campagnes comme l’ont fait les hôtels car pas rentables ?

      Je ne suis d’accord qu’avec un seul argument : celui de lutter contre les illégaux.
      Mais je ne suis pas certaine que ce soit avec des lettres qui font s’affronter deux professions que nous y parviendrons…
      Par ailleurs et pour finir, il me semble que dans leur propre rang les hôteliers et professionnels de la restauration ont un peu (beaucoup?) de ménage à faire également. Comme cela a été rappelé dans de nombreux commentaires ici…

      Donc vraiment je reste sceptique mais ton analyse est intéressante et personnellement m’intéresse ainsi que ton positionnement entre ces deux mondes.
      Jordie t’as envoyé un email à ce sujet et je te réitère donc cette proposition à adapter ensemble selon tes désirs… Si désir tu as …

      Dans l’attente, 🙂

  30. boutonnet 9 mars 2015 à 15 h 31 min - Répondre

    Pour vous donner un exemple de “tricheur”, j’ai un cas bien réel dans une île Bretonne.
    Un couple a acheté deux maisons, toutes deux à l’angle de deux rues.
    Ils ont réuni les deux jardins et exploitent chacun 5 chambres d’hôtes sous deux noms différents avec une salle de petits déjeuners commune.

    Voilà un exemple de triche et je comprend que les hôteliers soient furieux de temps en temps.

  31. campanotto 9 mars 2015 à 15 h 51 min - Répondre

    Il ne faut pas tout mélanger! Pas d’amalgame, chacun a sa place dans toute légalité.

  32. marie 9 mars 2015 à 15 h 53 min - Répondre

    Une fois de plus en France on fait preuve d’intolérance et du refus de la diversité… dans les autres pays que ce soit en Europe ou ailleurs dans le monde ce genre de lois restrictives n’existent pas. Oui à la libre concurrence et, Messieurs les Hôteliers, ne confondez pas tout ! vos hôtels de 20 chambres et bien plus et les 5 chambres d’hôtes maximum que nous avons le droit (grâce à vos bons soins) d’exploiter ! nous ne jouons pas dans la même cour et il m’arrive souvent d’envier vos revenus et le personnel que vous avez la chance de pouvoir embaucher ! Personnellement j’aimera

  33. Mary 9 mars 2015 à 19 h 13 min - Répondre

    Cette obligation des 7 nuits est un faux débat. Propriétaire de chambres d’hôtes depuis 15 ans et au vu de la conjoncture actuelle morose, je peux affirmer que recevoir même pour une nuit n’est peut-être pas la panacée pour l’hébergeur mais permet, d’une part d’offrir facilité et accueil personnalisé à des touristes souvent désireux de prolonger leur séjour, bien plus qu’une seule nuit! (cela leur permet de “tester” la chambre d’hôtes) et d’autre part, au vu de mes bilans successifs, je me dis qu’une nuit plus une autre nuit, plus, plus… font finalement du chiffre d’affaire non négligeable en fin d’année.
    Il ne faut pas tout confondre et se tromper de cible, en effet! La traque doit être faîte à tous les hébergeurs illégaux, non assujettis aux taxes de séjour, RSI etc… et c’est dans cette direction que les instances devraient travailler pour dissuader et punir toute cette économie parallèle qui nous fait autant de tors qu’aux hôteliers, certes pliant sous des contraintes probablement trop drastiques! Mettre en opposition hôtellerie traditionnelle et nos petites structures de chambres d’hôtes est stupide : “diviser pour mieux régner” ne peut que nous desservir et faire fuir tous les touristes si un climat délétère s’installe…
    Le mieux serait plutôt de se serrer les coudes et d’agir contre les malhonnêtes qui grouillent de plus en plus!

  34. Campagne Rougeville 9 mars 2015 à 20 h 12 min - Répondre

    C’est assez comique car, par deux fois, j’ai reçu un appel à cotisations de leur part. Je leur ai gentiment adressé un mot pour leur indiquer qu’il faudrait savoir ce qu’ils veulent : ‘taper’ sur les propriétaires de chambres d’hôtes, ok, mais aller leur demander une cotisation qui, pour moi, n’est pas donnée. Il ne faut pas pousser mémère dans les orties, quand même !

  35. Chambres d'hôtes Tarn 9 mars 2015 à 20 h 30 min - Répondre

    Je partage assez l’analyse de Christophe… je ne pense pas que les chambres d’hôtes en règles soit visées. La cible c’est clairement les meublés touristiques loués à la nuitée.

    L’Umih est un syndicat professionnel puissant et pour représenter les chambres d’hôtes, il y a des acteurs comme les Gites de France, mais aucun syndicat professionnel en tant que tel. C’est probablement là notre faiblesse… d’autant que les chambres d’hôtes ne pèsent pas lourd dans le parc des GDF.

  36. corinne 9 mars 2015 à 22 h 14 min - Répondre

    Excellent article, tout-à-fait d’accord pour essayer de contrer les plate-formes américaines qui ne paient pas leurs impôts… (bon mais en même temps je fais passer le message sur twitter google et autres Gafa) soyons vigilants !

  37. MimiduBdF 10 mars 2015 à 0 h 39 min - Répondre

    Re bonjour,
    Suite à ce qui a été dit plus haut sur AirBnB, je m’en suis désinscrite.
    Je ne savais rien sur cette société mais je n’apprécie pas qu’on échappe à l’impôt.
    Moi aussi, je suis à jour de ce côté-là !!!
    De toutes façons, ce site ne m’avait rapporté qu’une semaine de location, alors…
    Mais merci pour l’info !

  38. Norbert 10 mars 2015 à 8 h 19 min - Répondre

    Merci à Thierry pour son article et son éclairage…
    Comme tout bon lobbyiste l’UMIH appuie son propos sur des faits bien réels, car nous avons tous dans notre entourage professionnels des exemples qui vont dans le sens de leur courrier! Ces faits réels sont amplifiés et déformés certes, mais on ne peut pas, et on ne doit pas les ignorer.
    Par ailleurs je ne connais pas la situation de l’UMIH, ni leur mode de fonctionnement mais il y a fort à parier que les signataires du courrier défendent leur poste, et qu’à ce titre un peu, (voire beaucoup) de mauvaise foi peuvent les aider, d’autant qu’il est plus facile de voir la poutre dans l’œil du voisin que de balayer devant leur porte…
    En réponse à cette lettre d’un Président inquiet, (c’est finalement très à la mode), inquiétude économique que nous partageons il est vrai, (mais oui!), nous pourrions tout d’abord les renvoyer à ce qui existe déjà, DES cadres législatifs qui n’ont sans doute pas été mis en place uniquement pour agacer, et de les faire respecter! Ce n’est pas un énième cadre qui fera mieux respecter la lois!
    Deuzio j’aurais tendance en tant que lobbyiste de la partie adverse à surfer sur la vague d’un ras le bol administratif des français, tout en insistant, Tertio sur l’impact économique négatif sur le tourisme en général, et en milieu rural en particulier que le renforcement du cadre pourrait entraîner.
    Au final, il NOUS faudrait occuper le terrain, pour ne pas laisser la place à ce syndicat par trop partial mais qui a l’avantage d’être présent et écouté d’un certain nombre de politiciens…Pourrions nous envisager de faire tourner une pétition des professionnels concernés…?
    Belle journée à tous,

  39. Thierry 10 mars 2015 à 16 h 20 min - Répondre

    Bonjour à tous,

    également propriétaire de meublés de tourisme et de chambres d’hôtes, j’ai lu avec attention le post de Thierry et les commentaires également. Il me semble néanmoins avoir perçu quelques points où il peut y avoir avis divergents.

    Cas des chambres d’hôtes:
    —————————————
    Le courrier de l’UMIH ne concerne pas les “chambres d’hôtes”. Il précise que celles-ci sont soumises à réglementation et semble s’en satisfaire.

    Petite remarque au passage pour Thierry, il n’est pas obligatoire d’être inscrit au RCS pour exploiter des chambres d’hôtes. C’est obligatoire si l’on exploite ces chambres d’hôtes d’une façon commerciale, c’est à dire d’une manière habituelle (voir la directive Hamon). Mais sont exclus de cette obligation depuis 2008 beaucoup d’autoentrepreneurs, d’adhérents au régime microsocial et exploitants agricoles, ainsi même que les activités commerciales en régime simplifié… Merci au législateur pour avoir une fois de plus fait une usine à gaz incompréhensible.
    (voir circulaire Hamon https://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2014/01/cir_37823.pdf)

    Bref, la demande de l’UMIH d’inscription au RCS de toute activité commerciale des chambres d’hôtes et meublés semble parfaitement légitime.

    Concernant la fraude:
    ——————————–
    En fait ce courrier interpelle le Ministre essentiellement sur la fraude, et en ce sens je ne peux qu’être en accord avec eux. Je crois que sans le dire ils visent directement les loueurs d’appartements ou de chambres des grandes villes inscrits chez airbnb par exemple. Cela ne concerne pas les loueurs de chambres d’hôtes, de gîtes et de meublés que nous sommes, mais il ne faudrait pas que la bataille contre cette fraude nous pénalise.

    De l’interdiction de louer un meublé à la nuitée:
    ———————————————————————-
    C’est irréaliste pour la simple raison que cela ne correspond pas à la demande des clients. De plus en plus de touristes ne souhaitent pas passer 7 jours au même endroit, et surtout pas du Samedi au Samedi! Mais là encore je crois bien que leur cible est la grande ville. Cependant, cette formulation est ambiguë car concerne-t-elle uniquement les meublés de tourisme ou également les chambres d’hôtes? Attention!

    Du classement systématique de tout type d’hébergement:
    ————————————————————————————
    C’est assez drôle sachant que les hôtels n’ont pas obligation de classement !! C’est une demande volontaire faite par l’exploitant.
    https://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F24149.xhtml
    Vouloir l’imposer aux autres types d’hébergements est un peu cavalier, à moins que quand l’UMIH dit “tous types d’hébergement” elle pense aussi aux hôtels. Dans ce cas pourquoi pas?

    D’ailleurs à ce sujet, il y a tout de même un beau mic-mac. On confond trop souvent label et classement. Au sens classement les gîtes n’existent pas, seul les meublés de tourisme existent. Alors ne confondons pas un classement interne Gites de France ou Clé vacances etc avec les classements préfectoraux. Gites de France, Clé Vacances etc sont des labels, pas des classements au sens de la législation.

    La collecte de la TVA dès le 1er euros:
    ——————————————————
    Je trouve cette demande logique et doit être comprise “dans le cadre d’une activité commerciale” comme précisé ci-dessus. Les régimes en franchise de TVA ne sont pas logiques et ne peuvent que créer des problèmes à mon avis. Pour rappel la franchise de TVA peut s’appliquer jusqu’à 80 000€ environ pour les chambres d’hôtes. Ce n’est pas un CA anodin, et ce n’est pas vrai pour les petits hôtels ou nos boulangers.

    L’encadrement des plateformes de commerce en ligne
    ——————————————————————————
    C’est juste, mais comment les hôteliers ont-ils pu se laisser enfermer et coincer par des plateformes comme booking.com , Groupon etc qui prélèvent des commissions exorbitantes. Que les hôteliers fassent le ménage chez eux, boycotent ensemble et d’un coup ces plateformes, et pensent à travailler ensemble intelligemment plutôt que les uns contre les autres en offrant des commissions aberrantes pour être en première page de ces plateformes! Voilà qui est dit.

    Vous souhaitant une bonne semaine
    Thierry

    • Brigitte 10 mars 2015 à 19 h 04 min

      merci pour cette réponse très bien documentée, j’ai appris quelque chose.
      Pour les plate-formes comme booking j’ai posé la question à un hôtelier, sa réponse à été très simple, toujours le nez dans le guidon, ils ont laissés passer le train de la réservation par internet, et d’autres ont été plus rapides et surtout redoutablement efficaces. Avant il avait un taux de remplissage plus qu’honorable à lui seul, petit à petit les habitudes des clients ont changés, mais il n’était pas encore concerné, ses habitués revenaient et lui envoyaient beaucoup de monde. Petit à petit le hors saison est devenu plus difficile, ses collègues avaient franchi le pas, lui pensait s’y mettre juste pour la dernière minute et le voici happé par un système couteux, un peu au début, énorme à présent, tout ça de manière progressive et très insidieuse.
      Sa deuxième explication, c’est que seuls ils ne sont plus grand chose sur la toile, si lui n’a pas vu venir le problème de la centrale de réservation qui se gave, leur syndicat n’a rien vu non plus et surtout n’a rien mis en place d’efficace face au mastodonte. Ajoutez à ça les faux avis sur les sites et le tour est fait, ils ont été absorbés en un temps record par une énorme araignée, tout le système de la réservation a été boulversé en moins de 3 ans, avec très peu d’investissement par rapport au coût d’une structure hôtelière, à eux les normes, les taxes, à booking les bénéfices sur leur travail.

  40. Cyrille 11 mars 2015 à 8 h 52 min - Répondre

    L’UMIH se trompe de cible. Ils mettent dans le même panier tout ce qui n’est pas adhérent chez eux !
    Ici à la Réunion, nous, les petits giteurs/chambres d’hôtes, souffrons énormément de ce que nous appelons l’hébergement “marron” c’est à dire illégal : les particuliers qui louent une chambre de leur habitation, voire toute leur habitation, sans se soumettre à la réglementation. Il suffit d’aller sur Le Bon Coin : plus de 2500 résultats de recherche dont 90% d’illégaux. Le phénomène est amplifié chez nous par les fonctionnaires et notamment les profs qui touchent 154% de leur traitement. Ils ont suffisamment d’argent pour acquérir de beaux biens immobiliers et partir en vacances dès qu’ils le peuvent, en louant tout ou partie de leur maison pendant leur absence en cassant les prix.
    Le problème est que beaucoup de ceux qui pratiquent ce sport sont des “intouchables” : juges, policiers, hauts fonctionnaires qui se serrent les coudes.
    Il faudrait simplement qu’une fois pour toutes des agents du fisc incorruptibles prennent la liste des annonceurs sur Le Bon Coin et AirBnB et les contrôlent. Y’aurait du sport !

  41. PIERRE 11 mars 2015 à 9 h 41 min - Répondre

    Je rejoint les commentaires d’a peut prés tout le monde. Je constate que dans notre monde actuel on a tendance à généraliser à partir d’un ou très peu de cas particuliers et d’en faire une généralité. Si 95% des structures d’hébergement ne sont pas en marge des réglementations cela doit être le même cas pour les hôtels restaurants. Donc messieurs …..

  42. ANCENAY STEPHANE 11 mars 2015 à 10 h 32 min - Répondre

    Bonjour,
    A l’heure de la mondialisation, de la libre concurrence prôné par l’Europe, je vais plus loin que ça.
    Rien ne devrait être interdis à partir du moment ou l’on a la certification, label ou autres diplômes…
    Plus aucune profession ne devrait être protégée…
    Prenons les exemples suivants :
    Quelqu’un veut être docteur, il passe son diplôme, et il exerce, s’il est bon il pourra vivre, les moins bon n’auront pas de clients, ça s’arrête là ! pourquoi donc il y aurait un nombre limité de toubib, il devrait y avoir la libre concurrence la aussi !
    Pendant qu’on y est, à ce moment là, pourquoi ne pas dire : voilà, dans ma commune, il n’ y a la place que pour un seul gîte (par hasard, c’est le mien !) bref en quel honneur on doit interdire.
    Même chose pour les fonctionnaires (bon là je m’écarte), pourquoi auraient ils la sécurité de l’emploi… je ne suis pas d’accord tout le monde devrait être à la même enseigne….
    Idem pour les retraites .. etc …
    Idem pour les taxis….etc ….
    Bref on est un marché de libre concurrence, c’est le meilleur qui gagne.
    Le monde est devenu difficile, ça marche comme ça maintenant …
    Alors, ce n’est pas en interdisant la location à la nuit pour les gîtes, chambres d’hôtes.. etc … que la clientèle va revenir dans les hôtels.
    Ce n’est pas la même chose, certains aiment aller en hôtel pour une nuit, d’autres en chambres d’hôte.
    Finalement, j’ai l’impression que l’on tombe de plus en plus dans un esprit de dictature.
    Plus les temps sont difficiles, plus on veut interdire.
    Il est interdit d’interdire.
    Stéphane ANCENAY

  43. Le Boulbin Stéphanie 16 mars 2015 à 0 h 05 min - Répondre

    Je ne peux qu’être d’accord avec cet article : qui sera hébergeurs dans les petits villages ruraux si ce n’est nous même propriétaire de gites. Les hôtels, il n’y en a pas. Ce n’est certainement pas eux qui participeront aux économies rurales…

    Et oui, il y en aussi marre de ces loueurs illégaux. Combien de fois n’avons pas dû accueillir en urgence de pauvres touristes qui qui s’étaient retrouvés dans des locations insalubres ou aux exigences parfois étranges ( ex : un coût pour dégivrer le frigidaire…)
    Peut-être ont ils tous oubliés que nous étions aussi là pour participer au développement touristique et économique d’une bonne partie des régions françaises et que parfois grâce à nous hôte, les plannings des hôtels se remplissent…

  44. CYRILLE 30 mars 2015 à 9 h 37 min - Répondre

    Bonjour à tous,
    Nous avons reçu le chargé de développement Gîtes de France Eure il y a quelques jours. Selon lui, la demande des hôteliers est irréaliste et nous n’avons aucun souci à nous faire aussi bien pour les gîtes que pour les chambres d’hôtes.
    Les hôtels ne sont pas nombreux dans notre coin de Normandie et les touristes viennent grâce à nous, il serait déraisonnable de nous faire du tort…
    Bonne saison à tous.
    Cordialement
    Yasmine & Cyrille
    Les Roulottes de la Risle et le Gîte des 3 Vaches

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